Premier vice-président du Sénat cambodgien : aucune frontière ne doit être modifiée par la force ou par un fait accompli
AKP Phnom Penh, le 08 juillet 2026 -- Le premier vice-président du Sénat cambodgien, Ouch Borith, a souligné qu’aucune frontière internationale ne devait être modifiée unilatéralement par le recours à la force ou par la création d’un fait accompli, qualifiant ce principe de fondement essentiel de l’ordre international.
S’exprimant lors de la Réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), tenue le 7 juillet à Yaoundé, au Cameroun, S.E. Ouch Borith a déclaré que le respect de ce principe était indispensable pour préserver l’égalité souveraine des États, garantir la crédibilité du droit international et consolider les bases d’une paix juste et durable.
En sa qualité de président de la Section cambodgienne de l’APF et de vice-président de l’organisation, il a remercié les membres de la Commission politique de l’APF pour avoir adopté à l’unanimité, lors de leur réunion tenue en mai dernier à Siem Reap, une résolution réaffirmant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Cambodge, après avoir constaté les conséquences du conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande et les souffrances des populations déplacées.
D’après lui, ce soutien a encouragé le Cambodge à poursuivre le règlement pacifique du différend par le dialogue et dans le respect des moyens pacifiques.
Ouch Borith a également affirmé qu’une paix durable ne pouvait être obtenue qu’au moyen d’un dialogue sincère, de la patience, du respect des engagements et d’une adhésion sans faille au droit international, qu’il a présenté comme les valeurs fondamentales de la Francophonie. Il a par ailleurs invité les membres de l’APF à continuer de suivre de près la situation le long de la frontière occidentale du Cambodge et les a remerciés pour leur soutien constant.
Le premier vice-président du Sénat a rappelé que le Cambodge avait pleinement respecté les engagements pris dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu du 27 décembre 2025, en privilégiant constamment la retenue, le dialogue et la désescalade.
Il a toutefois affirmé que les forces thaïlandaises poursuivaient des activités unilatérales dans des zones que le Cambodge considère comme relevant de sa souveraineté, notamment des travaux de défrichement, l’installation de barbelés et de conteneurs, l’encerclement de villages civils, le renforcement de la présence militaire, la construction d’infrastructures permanentes, l’organisation de cérémonies religieuses sur des sites patrimoniaux cambodgiens ainsi que la destruction et le remplacement de statues religieuses.
Selon lui, ces activités se poursuivent malgré les protestations officielles répétées du Cambodge.


Par C. Nika





