Le Premier ministre réaffirme la position du Cambodge sur la question frontalière avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 7 octobre 2026 --
Le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a réaffirmé la position du gouvernement royal sur le conflit frontalier avec la Thaïlande ainsi que ses efforts continus pour normaliser la situation des populations vivant dans les zones frontalières touchées par le conflit.
S’exprimant le 6 octobre à Phnom Penh, lors de la célébration du 80e anniversaire de la fondation de l’Université des sciences de la santé (USS), Samdech Thipadei Hun Manet a réitéré que le Cambodge n’avait pas déclenché le conflit armé le long de la frontière khméro-thaïlandaise, affirmant que l’affrontement avait commencé après que des soldats thaïlandais eurent ouvert le feu sur des soldats cambodgiens en territoire cambodgien.
« Le Cambodge n’a jamais cherché la guerre, mais a agi pour défendre ses droits, sa dignité nationale, sa souveraineté et son intégrité territoriale », a-t-il souligné.
Rappelant l’incident du 28 mai 2025, Samdech Thipadei Hun Manet a déclaré que des soldats thaïlandais étaient entrés en territoire cambodgien et avaient ouvert le feu sur des soldats cambodgiens, entraînant la mort d’un soldat cambodgien, et que l’escalade qui s’en était suivie n’avait pas été initiée par le Cambodge.
Le Premier ministre a indiqué que les affrontements armés avaient touché six des sept provinces cambodgiennes le long de la frontière avec la Thaïlande et contraint plus de 700 000 civils à évacuer vers des zones plus sûres, faisant des victimes, provoquant des déplacements de populations et endommageant des infrastructures.
Samdech Thipadei Hun Manet a déclaré que le gouvernement royal avait continué à apporter son soutien aux communautés touchées ainsi qu’aux membres des forces armées.
Depuis le cessez-le-feu du 27 décembre 2025, près de 2 millions de dollars ont été consacrés à l’élimination des restes explosifs de guerre (REG) dans les zones touchées par le conflit. Plus de 1 600 familles dont les habitations ont été endommagées ont reçu une aide financière pour leur réparation, tandis que 36 familles dont les maisons ont été entièrement détruites ont bénéficié de nouvelles habitations. Pour les personnes qui n’ont pas encore pu regagner leur domicile, le gouvernement royal a construit près de 5 000 maisons, pour un coût d’environ 59 millions de dollars, en plus de fournir des infrastructures et une assistance sociale.
Le gouvernement royal a aussi soutenu les familles des soldats tombés au combat, notamment par la mise à disposition de logements, une aide financière et des possibilités d’éducation pour leurs enfants. Par ailleurs, les établissements financiers ont accordé des reports de remboursement aux civils et aux militaires touchés, tandis que certains prêts contractés par les familles des soldats tombés au combat ont été intégralement annulés.
Réaffirmant l’engagement du Cambodge en faveur de la paix et d’un règlement pacifique du conflit, Samdech Thipadei a fait état des résultats d’une récente rencontre avec des représentants diplomatiques des États-Unis, au cours de laquelle ont notamment été abordés l’esprit de l’Accord de Kuala Lumpur, la Déclaration conjointe des Premiers ministres du Royaume du Cambodge et du Royaume de Thaïlande sur les résultats de leur rencontre à Kuala Lumpur en octobre dernier, ainsi que le mécanisme de la Commission mixte frontalière (JBC) et la poursuite de la retenue du Cambodge dans le conflit.
Enfin, Samdech Thipadei Hun Manet a appelé la population à faire preuve de compréhension à l’égard des processus juridiques et diplomatiques visant à régler la question, notamment le recours aux mécanismes prévus par la Convention de l’ONU sur le droit de la mer (CNUDM).
Samdech Thipadei a affirmé que le gouvernement royal n’avait jamais cédé de territoire cambodgien à un autre pays, ajoutant que les différents processus pourraient nécessiter davantage de temps avant de parvenir à un règlement.

Par C. Nika





