Plus de la moitié des Vietnamiens ont bénéficié d’un bilan de santé gratuit
AKP Phnom Penh, le 30 septembre 2026–
Plus de la moitié de la population vietnamienne a désormais bénéficié d’un bilan de santé périodique gratuit, certaines localités affichant un taux supérieur à 90 %. Le ministère de la Santé poursuit la collecte et l’analyse des résultats afin d’améliorer le dépistage, de favoriser la détection précoce des maladies et de limiter les examens inutiles grâce à la réutilisation des données médicales déjà disponibles.
Selon le docteur Vuong Anh Duong, chef adjoint du Département de gestion des examens et traitements médicaux du ministère de la Santé, le ministère a reçu à ce jour les rapports de 34 provinces et villes et procède actuellement à la synthèse des données. Les premiers résultats montrent que les localités ont déployé de manière coordonnée et efficace les bilans de santé périodiques gratuits destinés à l’ensemble de la population.
L’objectif premier de ces bilans est de détecter précocement les maladies et leurs facteurs de risque. À l’issue des examens, les personnes présentant des facteurs de risque ou chez lesquelles une maladie est suspectée sont orientées vers des établissements de santé pour des examens complémentaires, un diagnostic et, si nécessaire, une prise en charge dans les meilleurs délais. Les résultats permettent également de constituer les données nécessaires au suivi de l’état de santé de chaque personne tout au long de sa vie.
Afin de garantir la qualité et la pertinence des bilans, le ministère de la Santé a demandé aux localités de les organiser dans des établissements médicaux remplissant les conditions requises. Ceux-ci doivent notamment disposer de médecins spécialisés en médecine interne, chirurgie, dermatologie, odontologie et stomatologie, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie et obstétrique. Les examens biologiques de base sont prescrits par le médecin qui réalise directement le bilan, en fonction de l’état de santé de chaque personne et des éléments constatés lors de l’examen.
Concernant la demande du Premier ministre de garantir un dépistage concret, efficace et économiquement rationnel, le ministère de la Santé recense également le nombre de personnes examinées, le nombre de carnets de santé électroniques créés ainsi que la mise à jour des résultats sur le système, conformément à la Résolution n°72-NQ/TW du 9 septembre 2025 du Bureau politique sur certaines solutions novatrices visant à renforcer la protection, les soins et l’amélioration de la santé de la population.
Le ministère élabore parallèlement une méthode d’analyse et de traitement des données issues des bilans de santé. En fonction des résultats obtenus et des profils de maladies selon l’âge et les zones de résidence, il prévoit de définir de nouvelles orientations, notamment des recommandations de dépistage adaptées aux différents groupes de maladies.
Le dispositif a par ailleurs été ajusté en fonction de la réalité du terrain. Alors qu’un certain nombre d’examens de base devaient initialement être fixés de manière uniforme, le ministère a décidé, à la suite des observations des localités, des spécialistes et des experts, de confier aux médecins chargés des examens la responsabilité de prescrire les analyses nécessaires. Il n’impose pas non plus un forfait d’examens identique dans toutes les provinces et villes, laissant aux autorités locales le soin de définir les modalités adaptées à leurs conditions, tout en veillant à l’efficacité et à la maîtrise des coûts.
Le ministère de la Santé encourage également la réutilisation des données médicales existantes afin d’éviter les examens répétitifs, notamment pour les personnes suivies pour des maladies chroniques telles que l’hypertension ou le diabète. Lors des bilans, les médecins peuvent consulter les bases de données de l’Assurance sociale, l’application nationale d’identification VNeID et le carnet de santé électronique afin d’accéder aux informations et aux résultats médicaux antérieurs.
Lorsque les résultats cliniques ou paracliniques restent valables au moment du bilan, ils peuvent être réutilisés sans qu’il soit nécessaire de répéter les mêmes examens. Cette exploitation des données disponibles doit ainsi contribuer à réduire les prescriptions inutiles, tout en assurant la continuité du suivi et de la gestion de la santé de la population.
La synthèse des résultats, l’analyse des profils de maladies et l’élaboration de recommandations de dépistage par groupe de maladies serviront ainsi de base à l’amélioration progressive du dispositif

AKP-VNA





