Le Cambodge proteste contre les violations persistantes de sa souveraineté et de son intégrité territoriale par la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 22 septembre 2026 --
Le gouvernement royal du Cambodge (GRC) a officiellement adressé une nouvelle vive protestation contre les violations persistantes par la Thaïlande de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Cambodge le long de la frontière.
Dans un communiqué publié le 22 septembre, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que, le 18 septembre, à la suite d’activités de défrichement, les forces armées thaïlandaises, accompagnées de bonzes thaïlandais, avaient installé une statue de Bouddha dans la zone de Phnom Beng, dans le district d’Anlong Vèng, province d’Oddâr Meanchey, entre les bornes frontières No. 2 et No. 3.
Le GRC a qualifié cette activité d’un nouvel acte s’inscrivant dans l’usage répété par la Thaïlande de structures et de symboles religieux pour consolider une occupation illégale du territoire cambodgien.
Le gouvernement royal a fermement protesté contre cette activité, affirmant qu’elle constitue une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Cambodge telles que définies et délimitées par les cartes à l’échelle de 1:200 000 établies par les Commissions de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam, conformément à la Convention franco-siamoise de 1904 et au Traité de 1907.
Le communiqué a ajouté que cette activité constituait également une violation de l’article 5 du Mémorandum d’entente entre le gouvernement du Royaume du Cambodge et le gouvernement du Royaume de Thaïlande relatif à l’arpentage et à la démarcation de la frontière terrestre, signé le 14 juin 2000, ainsi que du point I relatif aux mesures de désescalade du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC), en date du 27 décembre 2025.
Le GRC a réaffirmé qu’il n’acceptait aucune ligne frontière ni aucune revendication territoriale affirmée unilatéralement par la Thaïlande, soulignant que cette activité ne saurait porter atteinte aux droits juridiques ni à la position du Cambodge concernant sa frontière internationale.
Le Cambodge a exigé de la Thaïlande qu’elle mette fin à de telles activités, s’abstienne de toute nouvelle action unilatérale et œuvre à la désescalade des tensions, au renforcement de la confiance mutuelle ainsi qu’au maintien de la paix et des relations de bon voisinage le long de la frontière.
Le gouvernement royal a réaffirmé son engagement à régler tous les différends frontaliers avec la Thaïlande, comme avec l’ensemble de ses voisins, exclusivement par des moyens pacifiques, conformément au droit international et aux accords bilatéraux existants, tout en maintenant fermement sa position selon laquelle les frontières ne doivent pas être modifiées par la force.


Par C. Nika





