Le Cambodge choisit le droit plutôt que la force : l’UNCLOS comme voie vers un règlement pacifique
AKP Phnom Penh, le 10 septembre 2026 --
Le Cambodge a réaffirmé son engagement à régler les différends par le droit international, le dialogue et les moyens pacifiques, réaffirmant que sa décision d’invoquer la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM/UNCLOS) traduit le choix du droit plutôt que de la force et de la négociation plutôt que de la confrontation, a précisé cet après-midi le ministre de l’Information, Neth Pheaktra.
Dans une déclaration sur la procédure de conciliation obligatoire prévue par l’UNCLOS, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a souligné un message clair : lorsque des différends surviennent, le Cambodge choisit le droit, la négociation et la paix, a-t-il indiqué.
Neth Pheaktra a expliqué que le fait de soumettre un différend au cadre de l’UNCLOS ne signifiait pas la création d’un nouveau conflit. Il s’agit plutôt de recourir à un mécanisme établi par le droit international permettant aux États parties de rechercher des solutions lorsque les négociations conventionnelles sont dans l’impasse.
Selon lui, le recours aux mécanismes juridiques ne doit donc pas être considéré comme un acte de confrontation, mais comme une alternative à celle-ci.
Neth Pheaktra a également indiqué que le Cambodge participait à ce processus dans un esprit constructif, de bonne foi et dans le respect du droit international. Cette démarche démontre, selon lui, que le Cambodge ne cherche pas à aggraver les tensions, mais à parvenir à une solution fondée sur des principes juridiques, prévisible et accessible par des moyens pacifiques.
La question essentielle n’est donc pas de savoir pourquoi le Cambodge recourt à l’UNCLOS, mais pourquoi un mécanisme pacifique accepté par les deux parties à travers leur participation à la Convention ne devrait pas être utilisé pour rechercher une solution au différend, a-t-il expliqué.
Le droit international n’a de sens que lorsque les États le respectent aussi bien lorsqu’il leur est favorable que lorsqu’il les oblige à engager des négociations difficiles, a-t-il ajouté. Les principes ne peuvent être acceptés lorsqu’ils servent les intérêts d’une partie et rejetés lorsqu’ils ne correspondent pas à sa position.
Le Cambodge a clairement défini son approche : il ne cherchera pas à régler les différends par le recours à la force ou par la création unilatérale de faits nouveaux sur le terrain, mais par la diplomatie, la négociation et le droit international.
« Le choix de l’UNCLOS est un choix en faveur de la paix. Le choix de la conciliation est un choix en faveur du dialogue plutôt que de la confrontation. Et choisir le droit plutôt que la force est un principe que tous les États devraient pouvoir soutenir », a-t-il souligné.
« Le Cambodge ne cherche pas la victoire par la force. Il cherche une solution par le droit », a conclu Neth Pheaktra.


Par C. Nika





