Le ministre de l’Information met en avant un reportage de l’AFP sur les civils cambodgiens déplacés qui ne peuvent pas regagner leur domicile
AKP Phnom Penh, le 4 septembre 2026 --
Le ministre de l’Information, Neth Pheaktra, a mis en avant, le 4 septembre, un reportage de l’Agence France-Presse (AFP) consacré à la situation des civils cambodgiens déplacés par le conflit entre le Cambodge et la Thaïlande, en particulier ceux qui restent dans l’impossibilité de regagner leur domicile.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Neth Pheaktra a indiqué que l’AFP avait publié un reportage intitulé «‘I miss my home’: Cambodians displaced by conflict start over » (‘Ma maison me manque’ : des Cambodgiens déplacés par le conflit recommencent leur vie), après la couverture de la situation à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande par d’autres grands médias français, notamment Le Monde, Libération et Le Figaro.
Il a indiqué que le reportage de l’AFP mettait en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes déplacées cambodgiennes qui continuent de rêver de retourner chez elles.
Neth Pheaktra a cité Keo Sotheary, 39 ans, originaire du village de Boeung Trakuon, qui a déclaré en larmes à l’AFP : « La Thaïlande a pris ma maison. Je ne veux pas en parler. Quand j’en parle, je ne peux pas retenir mes larmes. »
Une autre personne déplacée, Im Chreb, 48 ans, a déclaré qu’elle regrettait toujours son domicile, car tout ce qu’elle avait construit au cours des 20 ou 30 dernières années s’y trouvait. Selon le résumé du reportage de l’AFP présenté par le ministre, elle a qualifié de « voleurs » les soldats thaïlandais qui contrôlent la zone.
Neth Pheaktra a indiqué que l’AFP avait rapporté que plus de 20 000 civils cambodgiens restaient dans l’impossibilité de regagner leur domicile, les forces thaïlandaises contrôlant les zones où ils vivaient auparavant.
Le ministre a aussi cité l’observation de l’AFP selon laquelle la route menant au village de Boeung Trakuon avait été bloquée par des conteneurs et des barbelés installés par les forces thaïlandaises.
Malgré la construction par le gouvernement royal du Cambodge de « villages d’attente » et de plus de 3 000 nouvelles maisons destinées à fournir un logement adéquat aux familles déplacées, Neth Pheaktra a souligné que ces nouvelles habitations pouvaient offrir un hébergement, mais ne pouvaient remplacer les maisons dans lesquelles les personnes déplacées souhaitent retourner.
Citant le Rapporteur spécial de l’ONU, Tom Andrews, qui s’est exprimé auprès de l’AFP, le ministre a réaffirmé que les civils déplacés « ont le droit de retourner dans leurs maisons ».
Neth Pheaktra a dit que le reportage de l’AFP devrait être repris par des médias du monde entier, attirant davantage l’attention internationale sur la situation des civils cambodgiens qui restent déplacés et dans l’impossibilité de regagner leur domicile.

Par C. Nika




