Le ministère de la Défense rejette les accusations thaïlandaises selon lesquelles le Cambodge aurait tiré le premier
AKP Phnom Penh, le 1er septembre 2026 —
Le ministère de la Défense nationale du Cambodge a catégoriquement rejeté les accusations infondées et fausses du maréchal en chef de l’Air Prapas Sonjaidee, directeur du Centre d’information conjoint de la Thaïlande, selon lesquelles le Cambodge aurait été la partie à avoir tiré la première.
Dans un communiqué de presse publié mardi, le ministère a réaffirmé que la Thaïlande était la partie ayant lancé en premier une attaque armée non provoquée contre le Cambodge.
La partie cambodgienne a déclaré qu’après avoir déclenché l’attaque contre le territoire cambodgien, la Thaïlande ne pouvait pas se présenter comme une victime ni invoquer la légitime défense pour justifier ses actions militaires illégales.
Le ministère a également souligné que, plusieurs jours avant le lancement par la Thaïlande de son attaque armée contre le Cambodge, le 24 juillet 2025, la Thaïlande avait annoncé le plan de préparation à la guerre baptisé « Chakrabongse Bhuvanath ».
D’après le ministère, l’introduction de ce plan démontrait que les actions militaires de la Thaïlande avaient été préméditées et délibérées, contredisant ainsi son affirmation selon laquelle le recours à la force n’aurait constitué qu’une réponse défensive.
Le Cambodge a aussi déclaré que la tentative de la Thaïlande d’invoquer de prétendues provocations, des préoccupations sécuritaires et des questions liées aux mines terrestres pour justifier l’obstruction ou le retard dans la reprise des travaux conjoints de relevé et de démarcation de la frontière était contraire à l’esprit et aux engagements du Communiqué conjoint du 27 décembre 2025.
Le ministère de la Défense nationale a donc appelé la Thaïlande à mettre pleinement, efficacement et immédiatement en œuvre le Communiqué conjoint, notamment en reprenant rapidement les travaux de relevé et de démarcation de la frontière de la Commission mixte frontalière (JBC), conformément aux accords existants entre les deux pays.
Le Cambodge a réaffirmé son ferme engagement à rechercher une solution juste, pacifique et durable à la question frontalière, fondée sur le droit international ainsi que sur les traités et accords existants entre le Cambodge et la Thaïlande.
Dans le même temps, le Cambodge a souligné qu’il n’accepterait pas le recours à la force ni la création de faits accomplis comme moyen de déterminer ou de modifier la frontière entre les deux pays.
Par C. Nika




