L’AOT-KH inspecte des positions militaires illégales thaïlandaises dans la province d’Oddâr Meanchey
AKP Phnom Penh, le 27 août 2026 -- L’Équipe d’observation de l’ASEAN au Cambodge (AOT-KH) a effectué jeudi une mission de terrain dans la zone d’O’ Smach, dans la province d’Oddâr Meanchey, afin d’observer, de vérifier et de rendre compte de la situation le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, selon un communiqué de presse de la porte-parole du ministère de la Défense nationale.
À 10 heures, le Groupe de liaison cambodgien a coordonné cette mission, conduite par le chef de mission de l’AOT-KH, représentant les Philippines.
L’équipe a inspecté plusieurs sites où ont été signalés le déploiement illégal de conteneurs, l’installation de barbelés, ainsi que la construction de tranchées, de remblais et de routes, et a constaté la présence de forces militaires thaïlandaises sur le territoire cambodgien au point d’entrée international d’O’ Smach et dans la zone d’O’ Kla Khmom, dans le village d’O’ Kla Khmom, district d’O’ Smach, ville de Samraong.
Selon le communiqué, cette situation empêche actuellement 366 citoyens cambodgiens, issus de 98 familles, dont 190 femmes et 101 enfants, de regagner leurs domiciles.
Le ministère a indiqué que l’observation et la vérification effectuées par l’AOT-KH soulignaient l’urgence pour la Commission mixte frontalière Cambodge-Thaïlande (JBC) de reprendre au plus tôt ses travaux de démarcation.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du point 4 du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC), tenue le 27 décembre 2025, qui prévoit notamment de permettre aux populations concernées de regagner leurs domiciles en toute sécurité, dans la paix et dans la dignité, sans entrave.
Le Cambodge a réaffirmé sa position ferme en faveur de la protection de la frontière internationale héritée des travaux de la Commission de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam, conformément au droit international et au principe de l’inviolabilité des frontières (Uti Possidetis Juris). Il a également réitéré son attachement aux conventions et traités franco-siamois, aux protocoles et cartes issus des travaux de délimitation, aux procès-verbaux pertinents, ainsi qu’au Mémorandum d’entente de 2000, aux Termes de référence de 2003 et aux autres accords convenus entre les deux parties.
Le Cambodge a enfin déclaré qu’il ne reconnaissait aucune modification de la frontière résultant du recours à la force ou de l’occupation illégale de son territoire par la création d’un fait accompli sur le terrain. Le ministère a ajouté que le Royaume continuerait de protester officiellement contre toute action unilatérale ou abusive de la Thaïlande qu’il considère comme une violation de l’intégrité territoriale légitime du Cambodge.



Par C. Nika





