Le Cambodge proteste fermement contre la visite du PM thaïlandais sur le territoire cambodgien à Preah Vihear
AKP Phnom Penh, le 26 août 2026 --
Le gouvernement royal du Cambodge (GRC) a fermement protesté contre la visite effectuée par le Premier ministre thaïlandais dans la zone d’An Seh, district de Choam Ksan, province de Preah Vihear, le 23 août 2026, qualifiant cette visite d’acte non autorisé sur le territoire souverain du Cambodge.
Dans un communiqué de presse rendu public mercredi par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le GRC a déclaré que cette visite constituait une tentative délibérée de faire valoir des revendications illégitimes sur le territoire cambodgien, occupé illégalement par les forces armées thaïlandaises depuis l’année dernière.
Le GRC a souligné qu’aucun droit juridique ne pouvait découler d’un acte illégal et que l’occupation illégale d’un territoire souverain cambodgien ne saurait être légitimée par une visite du Premier ministre thaïlandais.
Il a également qualifié cette visite de grave violation du territoire souverain du Cambodge, tel que défini et délimité par les cartes à l’échelle 1:200 000 établies par les Commissions de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam, ainsi que par le point I du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) tenue le 27 décembre 2025.
Ce Communiqué conjoint interdit explicitement les actions provocatrices susceptibles d’aggraver les tensions le long de la frontière, a rappelé le communiqué.
Le GRC a précisé qu’une carte établie unilatéralement, pas plus qu’une visite fondée sur une telle carte, ne pouvait modifier une frontière internationalement reconnue.
Le Cambodge a aussi réaffirmé qu’il n’acceptait aucune ligne frontalière ni revendication territoriale affirmée unilatéralement par la Thaïlande, soulignant que la visite du Premier ministre thaïlandais ne saurait porter atteinte aux droits ni à la position juridiques du Cambodge concernant sa frontière internationale.
Le GRC a appelé la Thaïlande à mettre fin à de telles actions dans la zone d’An Seh et dans les autres zones occupées illégalement par les forces armées thaïlandaises depuis l’année dernière.
Selon le Cambodge, de telles mesures contribueraient à réduire les tensions, à renforcer la confiance mutuelle, à faciliter le règlement pacifique des différends et à rétablir la paix, la stabilité et les relations de bon voisinage le long de la frontière entre les deux pays.
Le GRC a réaffirmé son engagement à régler tous les différends frontaliers avec la Thaïlande, comme avec l’ensemble de ses pays voisins, exclusivement par des moyens pacifiques, conformément au droit international et aux accords bilatéraux existants.
Dans le même temps, le Cambodge a réitéré sa position de principe selon laquelle les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force.


Par C. Nika





