Le ministre de l’Information : l’occupation militaire ne peut modifier les frontières internationales ni créer de droits territoriaux
AKP Phnom Penh, le 9 août 2026 —
Le ministre cambodgien de l’Information, Neth Pheaktra, a réaffirmé que les actions unilatérales visant à créer des faits accomplis sur le terrain ne peuvent prévaloir sur les instruments juridiques, modifier les frontières établies ni créer de droits territoriaux légitimes.
Dans une publication dimanche après-midi sur Facebook, citant des responsables du Secrétariat d’État aux affaires frontalières, le ministre a souligné que les faits géographiques, les données historiques et les éléments cartographiques ne pouvaient être modifiés par des revendications unilatérales.
Il a indiqué que la carte à l’échelle 1:200 000 établie dans le cadre du processus de délimitation de la frontière franco-siamoise situe clairement le Prasat K’nar sur le territoire cambodgien. Il a ajouté que la carte thaïlandaise L7017, établie unilatéralement à l’échelle 1:50 000, place également le Prasat Khnar et le temple de Tamone Thom sur le territoire cambodgien.
Neth Pheaktra a insisté sur le fait que l’emploi de la force armée pour prendre ou occuper ces sites ne peut créer de souveraineté ni modifier une frontière internationale. Selon lui, la force militaire ne saurait se substituer au droit et une occupation par la force ne peut constituer une base juridique à une revendication territoriale.
Le Cambodge considère l’entrée des forces militaires thaïlandaises sur son territoire et leur maintien dans certaines zones comme une grave violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Le ministre a indiqué que le Cambodge avait fermement protesté contre ces actions et rejetait catégoriquement toute situation créée par la force ou une occupation illégale.
« L’occupation militaire n’est pas une délimitation frontalière. Créer des faits accomplis sur le terrain ne peut effacer les instruments juridiques, les preuves cartographiques établies ni les frontières fondées sur le droit », a dit Neth Pheaktra.
Il a réaffirmé l’engagement du Cambodge à régler les questions frontalières par des moyens pacifiques, conformément au droit international et à travers les mécanismes frontaliers convenus entre les deux pays.
Le ministre a ainsi appelé la Thaïlande à mettre fin à toute action unilatérale visant à créer de nouveaux faits accomplis, à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Cambodge et à régler les questions frontalières en suspens par des moyens pacifiques et légaux, plutôt que par la force militaire.
« Les cartes ne peuvent être redessinées par la force des armes et les frontières internationales ne peuvent être modifiées par une occupation militaire », a-t-il conclu.




Par C. Nika





