Le Cambodge présente ses réalisations en matière d’action contre les mines et exprime sa préoccupation face aux impacts humanitaires des récents conflits frontaliers
AKP Phnom Penh, le 30 juillet 2026 —
Le Cambodge a mis en avant ses importants acquis dans le domaine de l’action contre les mines, tout en exprimant sa profonde préoccupation face aux conséquences humanitaires des récents conflits frontaliers et à l’emploi de bombes à sous-munitions.
S’exprimant le 29 juillet à New York, au siège de l’ONU, lors d’une réunion de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies consacrée au thème « L’action contre les mines comme vecteur de consolidation de la paix, de justice transitionnelle, de réconciliation et de relèvement : enseignements de la Colombie et du Cambodge », Yaung Chansophea, chargée d’affaires a.i. de la Mission permanente du Cambodge auprès des Nations Unies, a souligné qu’en tant que pays post-conflit contaminé par les mines, le Cambodge considérait l’action contre les mines non seulement comme une question humanitaire et de sécurité, mais aussi comme un investissement dans la construction et la pérennisation de la paix.
Yaung Chansophea a présenté à la réunion l’expérience pratique et les réalisations concrètes du Cambodge dans le domaine de l’action contre les mines, faisant notamment état du déminage de 3 598 km2 de terres contaminées par des engins non explosés, dont 2 586 km2 contaminés par des mines antipersonnel.
Elle a également mis l’accent sur la contribution du Cambodge à la paix et à la sécurité mondiales à travers le déploiement, depuis 2006, de près de 10 000 Casques bleus, dont des spécialistes du déminage, dans le cadre des missions de maintien de la paix des Nations Unies, ainsi que l’organisation réussie du Sommet de Siem Reap-Angkor sur un monde sans mines.
Réaffirmant l’engagement du Cambodge à déminer d’ici 2030 toutes les zones connues contaminées par les mines, conformément à la Politique nationale d’action contre les mines 2026-2035, Yaung Chansophea a exprimé sa profonde préoccupation face aux conséquences humanitaires des récents conflits frontaliers et à l’emploi signalé de bombes à sous-munitions par la partie adverse.
Elle a souligné que ces évolutions pourraient avoir des conséquences humanitaires à long terme et exercer une pression supplémentaire sur les efforts du Cambodge en matière d’action contre les mines, notamment dans les domaines de l’étude et de la délimitation des zones contaminées, du déminage et de l’assistance aux victimes.



Par C. Nika





