Le Cambodge appelle à un renforcement de l’action de l’ONU en faveur du règlement pacifique des différends
AKP Phnom Penh, le 24 juillet 2026 --
Le Cambodge a appelé à un renouvellement de l’engagement de la communauté internationale en faveur du règlement pacifique des différends et à un respect accru du droit international lors d’un débat de haut niveau au Conseil de sécurité de l’ONU.
S’exprimant lors du Débat public de haut niveau du Conseil de sécurité sur le thème « Renforcer les mécanismes de règlement pacifique des différends : suivi de la résolution 2788 (2025) du Conseil de sécurité », tenu à New York le 23 juillet, Chhea Keo, représentant permanent du Cambodge auprès de l’ONU, a réaffirmé l’engagement de longue date du Royaume en faveur du règlement des différends par des moyens pacifiques.
L’ambassadeur du Cambodge a rappelé que Prak Sokhonn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avait déjà réaffirmé, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité en mai dernier, l’attachement indéfectible du Cambodge au règlement pacifique des différends par le dialogue, la diplomatie et le respect du droit international.
Chhea Keo a présenté quatre priorités essentielles visant à renforcer les efforts internationaux en matière de prévention et de résolution des conflits. Celles-ci comprennent le renforcement du rôle des Nations Unies dans la diplomatie préventive, la garantie que les différends soient réglés par des moyens pacifiques et dans le respect des décisions de la Cour internationale de Justice (CIJ), le renforcement de l’unité et de l’impartialité du Conseil de sécurité, ainsi que la prise en compte des conséquences humanitaires du différend frontalier en cours.
L’ambassadeur a souligné que plus de 20 000 civils cambodgiens demeurent déplacés en raison de la situation à la frontière, insistant sur la nécessité pour la communauté internationale de continuer à accorder une attention soutenue à ses conséquences humanitaires.
En conclusion de son intervention, Chhea Keo a affirmé que les frontières et la souveraineté nationale ne doivent jamais être modifiées par la force ni par la création d’un fait accompli.


Par C. Nika





