Le ministre de l’Information revient sur le premier anniversaire de l’agression armée de l’armée thaïlandaise contre le Cambodge
AKP Phnom Penh, le 23 juillet 2026 --
À la veille du premier anniversaire de l’agression armée de l’armée thaïlandaise contre le Cambodge, qui sera commémoré le 24 juillet 2026, le ministre de l’Information, Neth Pheaktra, est revenu sur les événements qui ont marqué le début du conflit.
Sur ses réseaux sociaux, le ministre a indiqué que le 24 juillet 2025, après une série de provocations et d’actes hostiles répétés, l’armée thaïlandaise avait lancé une attaque armée contre le territoire cambodgien en ouvrant le feu sur les forces cambodgiennes chargées de défendre l’intégrité territoriale, la souveraineté et les frontières internationalement reconnues du Royaume. L’attaque a débuté dans la zone du Temple de Tamone Thom, dans la province d’Oddâr Meanchey, avant de s’étendre le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande.
Neth Pheaktra a souligné que cette agression n’était pas un incident isolé. Près de deux mois auparavant, dans la matinée du 28 mai 2025, des soldats thaïlandais étaient entrés dans une zone où étaient déployées des forces cambodgiennes et avaient mortellement abattu un militaire cambodgien, le sergent Suon Roan.
D’après le ministre, ces événements démontrent clairement une succession de provocations, de recours à la force et de violations de la souveraineté du Cambodge, qui ont finalement conduit à l’attaque de grande ampleur du 24 juillet 2025.
Il a affirmé que cette date ne constituait pas un jour ordinaire, mais qu’elle devait être gravée dans les mémoires en hommage aux sacrifices consentis par les forces armées cambodgiennes, la police des frontières, les forces de défense nationale et les citoyens, tout en préservant la vérité historique contre toute tentative de déformation.
Neth Pheaktra a réaffirmé que le Cambodge n’avait pas déclenché la guerre, mais qu’il disposait du droit légitime de défendre son territoire, son peuple et sa souveraineté contre toute agression extérieure.
Le ministre a également publié des images montrant les dégâts causés à des hôpitaux, des écoles, des pagodes et d’autres infrastructures civiles, qu’il a qualifiés de preuves douloureuses des attaques indiscriminées menées par l’armée thaïlandaise sur le territoire cambodgien.
Il a indiqué que, durant l’agression armée du 24 au 27 juillet 2025, les forces thaïlandaises avaient utilisé des armes lourdes et des avions de combat pour bombarder plusieurs sites à l’intérieur du Cambodge, sans distinction entre objectifs militaires, infrastructures civiles, zones d’habitation ou établissements de santé.
Selon lui, les attaques visant des lieux de culte et des zones civiles n’étaient pas accidentelles, mais traduisaient le caractère indiscriminé, brutal et dangereux du recours à la force par l’armée thaïlandaise contre le Cambodge.
Il a qualifié ces destructions de cicatrice durable dans l’histoire du Cambodge et de preuve que l’utilisation d’avions de combat et d’armes lourdes sur le territoire cambodgien témoignait d’une intention agressive, d’une violation de la souveraineté nationale et d’un mépris du droit international.
« Les obus peuvent détruire des hôpitaux, des écoles et des pagodes, mais ils ne peuvent pas détruire la vérité, notre mémoire ni la détermination du Cambodge à défendre sa souveraineté, la paix et l’avenir de son peuple », a déclaré le ministre, poursuivant : « Le Cambodge se souvient. Le peuple cambodgien se souvient. Et l’histoire consignera chaque acte d’agression, chaque bombe larguée et chaque destruction infligée au territoire cambodgien. »
En 2025, l’armée thaïlandaise a lancé deux offensives armées contre l’intégrité territoriale du Cambodge : la première du 24 au 27 juillet, et la seconde du 7 au 27 décembre.

Par C. Nika





