Un haut expert frontalier affirme que la propre carte thaïlandaise situe le Temple de Khnar en territoire cambodgien
AKP Phnom Penh, le 27 juin 2026 --
Un haut responsable du Secrétariat d’État aux affaires frontalières (SSBA) du Cambodge a déclaré que la carte officielle au 1/200 000 de la Commission de délimitation de la frontière franco-indochinoise-siamoise, ainsi que la carte L7017 établie unilatéralement par la Thaïlande, situent toutes deux le Temple de Khnar en territoire cambodgien.
Dans une interview accordée à la Télévision nationale du Cambodge, Ith Sotha, secrétaire d’État permanent du SSBA et expert chevronné des questions frontalières, a réaffirmé que le Temple de Khnar se trouvait sous la souveraineté et à l’intérieur des frontières du Cambodge.
Il a expliqué que la carte au 1/200 000, issue des travaux de la Commission de délimitation de la frontière franco-indochinoise-siamoise, notamment dans le secteur 5, plaçait clairement le Temple de Khnar sur le territoire cambodgien.
Selon lui, la carte L7017 au 1/50 000, élaborée unilatéralement par la Thaïlande, indique également que le Temple de Khnar se situe au Cambodge.
« Je tiens également à préciser que la carte L7017, produite unilatéralement par la Thaïlande et utilisée illégalement, montre aussi que le Temple de Khnar, le Temple de Tamone ainsi que plusieurs autres temples frontaliers se trouvent sur le territoire cambodgien », a-t-il déclaré.
Le haut responsable a affirmé que l’armée thaïlandaise tentait de tracer une nouvelle ligne frontalière afin d’intégrer au territoire thaïlandais des zones qu’elle aurait envahies et occupées illégalement.
« Par conséquent, qu’il s’agisse de la carte L7017 utilisée par la Thaïlande ou de toute autre carte produite unilatéralement par ce pays, ces documents n’ont aucune validité ni aucun effet juridique », a-t-il souligné.
D’après cet expert, la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande est une frontière internationale établie au début du XXᵉ siècle à travers un processus de délimitation et l’installation de 74 bornes frontalières. Il a indiqué que ce processus reposait sur des traités, des conventions, des cartes, des procès-verbaux de délimitation et d’autres documents pertinents, ainsi que sur les travaux de démarcation réalisés par les autorités françaises représentant le Cambodge et les autorités siamoises, aujourd’hui thaïlandaises.


Par C. Nika





