Le Premier ministre appelle à une réponse unifiée et novatrice à l'occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues
AKP Phnom Penh, le 26 juin 2026 --
Le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a salué les efforts nationaux déployés dans la lutte contre l'abus de drogues, soulignant la forte participation citoyenne au cours de l'année écoulée, alors que le Cambodge s'est joint à la célébration mondiale de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues 2026.
Dans un message adressé à ses compatriotes, le chef du gouvernement royal a remercié tous les citoyens pour leur contribution au mouvement national contre la drogue, reconnu par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour l'engagement ferme du Cambodge dans la prévention et l'élimination des infractions liées à la drogue.
Il a noté que la situation mondiale en matière de drogue demeurait complexe et de plus en plus liée à la criminalité transfrontalière, appelant à des réponses plus novatrices et adaptées. Pour le Cambodge, le gouvernement a adopté le thème « Répondre ensemble aux problèmes de drogue dans un nouveau contexte grâce à l'innovation », en accord avec le thème mondial de l'ONUDC pour 2026.
Samdech Thipadei a souligné que, malgré les défis régionaux et mondiaux, le Cambodge continuait de privilégier la sécurité publique et l'ordre social grâce à des politiques renforcées, à l'application de la loi et à une coopération nationale accrue sous l'égide de l'Autorité nationale de lutte contre la drogue. Parmi les innovations clés figurent l'application mobile « NoDrug », qui permet un signalement anonyme 24h/24 et 7j/7, et des mesures d'application strictes, conformément aux directives gouvernementales, visant à éradiquer la consommation de drogue dans les institutions publiques.
Il a également présenté les réformes en cours, notamment le renforcement des campagnes de prévention, des systèmes de réadaptation et de la coopération interinstitutionnelle, ainsi qu'un contrôle plus strict des substances illicites et du matériel connexe.
Selon les données officielles, la situation en matière de drogue au Cambodge montre des signes de maîtrise, avec environ 15% à 20 % des stupéfiants transitant par le pays destinés à la distribution intérieure, tandis que la majorité est destinée à des pays tiers. Le gouvernement a indiqué que cela reflète une sensibilisation accrue et une baisse de la demande intérieure, en particulier chez les jeunes.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d'une participation nationale continue, notamment par le biais de l'éducation, du signalement communautaire via la plateforme NoDrug et les lignes d'assistance téléphonique, d'un renforcement des forces de l'ordre au niveau local et de l'élargissement des programmes de prévention dans les secteurs public et privé, y compris les écoles, les événements culturels et les lieux de travail.
Il a en plus appelé les fonctionnaires et les forces armées à appliquer rigoureusement une politique de tolérance zéro et a encouragé les jeunes à s'abstenir de toute forme de consommation de drogue, y compris les cigarettes électroniques et les substances apparentées, tout en promouvant l'innovation et les solutions numériques dans les efforts de prévention.
Les centres de réhabilitation, publics et privés, ont été invités à respecter scrupuleusement les normes professionnelles et les principes relatifs aux droits humains, et les familles ont été encouragées à soutenir le traitement et la réinsertion des personnes concernées.
Le Premier ministre s'est aussi félicité de la coopération continue des partenaires du secteur privé et des organisations de la société civile pour le renforcement des campagnes de prévention contre la drogue, soulignant que la lutte contre la drogue est une responsabilité partagée par l'ensemble de la société.
Il a conclu en exprimant sa confiance dans le fait que l'action collective continuera de renforcer les communautés cambodgiennes sans drogue et de soutenir le développement national et le bien-être social.

Par C. Nika





