L’AOT visite des civils déplacés à Banteay Meanchey alors que le Cambodge appelle à la reprise des travaux de délimitation frontalière
AKP Phnom Penh, le 16 juin 2026 -- L’Équipe d’observateurs de l’ASEAN (AOT) a effectué mardi une visite auprès de civils déplacés dans le village de Rong Jam, commune de Slar Kram, district de Svay Chek, province de Banteay Meanchey, dans le cadre de ses efforts visant à observer et évaluer la situation liée à la frontière Cambodge-Thaïlande.
D’après un communiqué de presse de la porte-parole du ministère de la Défense nationale, la visite a eu lieu à 9h15 et a été coordonnée par le Groupe de liaison cambodgien. La mission a été conduite par le chef de mission de l’AOT, originaire des Philippines.
L’objectif de cette visite était d’observer, de vérifier et d’évaluer la situation des civils déplacés qui n’ont pas encore pu regagner leurs foyers en raison de l’occupation illégale de certaines zones du territoire cambodgien par les forces militaires thaïlandaises, comprenant notamment l’installation de barbelés, de conteneurs et la destruction de maisons.
Le ministère a indiqué que cette visite soulignait l’importance d’accélérer les travaux de délimitation frontalière dans le cadre du mécanisme de la Commission mixte frontalière Cambodge-Thaïlande (JBC). Le Cambodge a précisé que cela était conforme au point 3 du Communiqué conjoint de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) du 27 décembre 2025, qui donne la priorité au retour sûr, pacifique et digne des populations affectées.
Le communiqué a également réaffirmé la position du Cambodge sur la protection de la frontière internationale entre le Cambodge et la Thaïlande, telle qu’établie par la Commission de délimitation de la frontière Indochine-Siam, en respectant les principes du droit international, notamment celui de l’intangibilité des frontières héritées (Uti possidetis juris), ainsi que les conventions et traités franco-siamois, les cartes et les procès-verbaux de la Commission de l’abornement de la frontière entre l’Indochine et le Siam, ainsi que les accords et documents pertinents convenus entre les deux parties.
Le Cambodge a réaffirmé qu’il ne reconnaissait aucune modification des frontières par le recours à la force et a renouvelé son soutien à un règlement des questions frontalières dans le cadre des mécanismes juridiques et diplomatiques convenus.





Par C. Nika





