Les exportations ont bondi en mai de 53% à 87,8 milliards de dollars, un record
AKP Phnom Penh, le 1er juin 2026—
Les exportations de la Corée du Sud ont grimpé en mai de 53% sur un an pour établir un nouveau record mensuel de 87,8 milliards de dollars, selon les chiffres officiels publiés ce lundi par le ministère du Commerce, de l'Industrie et des Ressources. Le volume a été particulièrement dopé par les ventes de semi-conducteurs destinés à l'intelligence artificielle.
C'est la troisième fois d'affilée que le total des exportations mensuelles est supérieur à la barre des 80 milliards de dollars.
Les importations ont dans le même temps augmenté de 20,8% sur un an à 60,8 milliards de dollars. Cela a ainsi résulté sur un excédent de la balance commerciale de 26,95 milliards de dollars.
Comme il est devenu un refrain ces derniers mois, ces résultats sont dus en très large partie aux investissement massifs dans les infrastructures pour IA que réalisent les grandes entreprises de la tech, entraînant une demande en puces mémoire à large bande passante dépassant largement l'offre, ce qui tire vers le haut les prix.
L'ensemble des puces électroniques exportées au cours du mois passé s'élève à 37,2 milliards de dollars, soit un bond de 169,4% en glissement annuel. Plus précisément, le volume des marchandises sortantes de DRAM (mémoire vive dynamique) s'est envolé de 369,8% à 18,6 milliards de dollars, tandis que celui des mémoires flash NAND a grimpé en flèche de 206,8% à 1,7 milliard.
Même constat du côté des ordinateurs et accessoires informatiques qui ont gagné 290,7% à 4,18 milliards de dollars, grâce principalement, là aussi, à la forte demande pour les SSD (solid state drive) engendrée par l'engouement pour l'IA, ainsi que la hausse de prix des mémoires flash NAND.
Les équipements de télécommunication sans fil ont gagné 12,6% à 1,46 milliard de dollars et les écrans d'affichage ont progressé de 9,4% à 1,47 milliard.
Le volume total des produits pétroliers exportés s'est accru de 46,6% à 5,25 milliards de dollars, bien que les quantités se soient réduites de 23,8% avec la hausse des cours du pétrole provoquée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran.
Les limites actuellement en vigueur sur l'exportation des produits pétroliers ont eu un fort impact sur les exportations d'essence (-31,1% sur un an), de diesel (-24,3%) et de kérosène (-99,9%).
Les produits pharmaceutiques ont vu leurs exportations monter de 4,7% à 1,44 milliard de dollars, alors que la hausse a été de 16,7% à 2,61 milliards pour les produits cosmétiques.
L'industrie automobile a subi un léger recul de 5,9% à 5,83 milliards de dollars, à cause des effets combinés des difficultés d'acheminement de pièces automobiles, des problèmes de livraison vers le Moyen-Orient, des droits de douane américains et du nombre de jours ouvrables en mai plus faible cette année.
Les biens sidérurgiques ont lâché 2,1% à 2,04 milliards de dollars et les machines ont concédé une baisse de 6,3% à 3,82 milliards.
La Chine a été le principal pays destinataire de ces exportations, avec 18,9 milliards de dollars (+80,9%), avec comme types de marchandises les plus demandés les semi-conducteurs, les produits agroalimentaires et les cosmétiques.
Les Etats-Unis sont arrivés en deuxième place avec 15,97 milliards (+59,1%) grâce aux articles liés à l'IA.
Les ventes vers les pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) ont augmenté de 58,4% à 15,85 milliards de dollars, et celles vers l'Union européenne ont progressé modestement de 2,4% à 6,19 milliards.
Les envois vers le Moyen-Orient ont fait les frais de la crise actuelle, reculant de 7,7% à 1,27 milliard de dollars, les automobiles connaissant même une chute de 27%.

AKP-Yonhap





