Yoon acquitté en 1ère instance dans son procès pour parjure
AKP Phnom Penh, le 28 mai 2026—
Un tribunal de Séoul a choisi jeudi d'acquitter l'ancien président Yoon Suk Yeol dans l'affaire d'un faux témoignage qu'il était accusé d'avoir livré lors du procès pour insurrection de celui qui était son Premier ministre, Han Duck-soo.
Yoon était inculpé pour avoir donné la fausse impression, lors de ce procès l'année dernière, que la fameuse réunion du cabinet convoquée juste avant sa déclaration de la loi martiale le 3 décembre 2024 avait été prévue avant même que Han ne la suggérât.
Les juges ont estimé qu'il était difficile d'affirmer avec certitude si ce témoignage était différent de ses souvenirs et qu'il était fort probable qu'il aurait pensé à convoquer une réunion du cabinet même si Han ne l'avait pas proposée.
L'équipe du procureur spécial Cho Eun-suk, qui a été en charge de mener l'accusation, avait demandé une peine de deux ans de prison lors de son réquisitoire.
Cette réunion du cabinet est cruciale pour comprendre les circonstances dans lesquelles la loi martiale a été préparée, puisque la loi exige que le président permette à son cabinet d'examiner et de débattre un projet de décret de loi martiale avant de le promulguer. Lors du procès de Han, il s'agissait de savoir si c'était lui qui avait proposé à Yoon d'organiser en urgence une réunion du cabinet dans le but de suivre les procédures légales, ou du moins d'en donner l'impression.
Lorsqu'il avait été appelé à la barre pour donner sa version des faits, Yoon s'était plaint que la question était insidieuse et avait répondu que les «membres du cabinet ne sont pas des poupées qui seraient venues juste pour l'apparence depuis l'extérieur».
L'équipe du procureur spécial a inculpé Yoon pour parjure en décembre dernier, estimant que Yoon n'avait jamais eu l'intention d'avoir cette réunion et que ce serait Han qui lui aurait fait changer d'avis.
L'ancien président destitué en 2025 est en détention préventive depuis juillet dernier, visé actuellement par huit procès en lien avec sa tentative d'instauration de la loi martiale, des soupçons de corruption liés à sa femme, ainsi qu'une affaire d'ingérence dans l'enquête sur la mort d'un Marine en 2023.
En février, il a été condamné en première instance à la correctionnelle à vie pour son rôle d'instigateur d'une insurrection.

AKP- Yonhap




