Le Cambodge réaffirme le recours au cadre de la CNUDM dans le différend maritime avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 12 mai 2026 --
Le Cambodge a réaffirmé sa position selon laquelle les questions de délimitation maritime avec la Thaïlande doivent être traitées dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM/UNCLOS), à la suite de récentes déclarations rapportées par les médias thaïlandais concernant la procédure après la dénonciation du Mémorandum d’entente de 2001 (MOU 2001).
D’après Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, chef d’État p.i. du Cambodge, les médias thaïlandais ont rapporté le 11 mai que le ministre thaïlandais des Affaires étrangères aurait déclaré qu’après l’annulation du MOU de 2001, le processus devrait être poursuivi dans le cadre de la CNUDM, avec des négociations bilatérales comme première étape.
Réagissant à ces informations, Samdech Techo Hun Sèn a indiqué que, si ces propos sont exacts, ils semblent incompatibles avec la décision unilatérale de la Thaïlande de mettre fin au MOU de 2001. « L’expression selon laquelle ‘la méthode principale doit d’abord être la négociation entre les deux parties’ contredit clairement l’action de la Thaïlande elle-même. La Thaïlande a unilatéralement annulé le MOU de 2001, supprimant ainsi le cadre des négociations bilatérales sur les revendications maritimes chevauchantes », a-t-il souligné.
Le chef d’État p.i. a en outre insisté sur le fait que le Cambodge ne devrait pas s’engager dans la mise en place d’un nouveau mécanisme bilatéral en remplacement de celui qui a été annulé. « En ma qualité de chef d’État p.i., je souhaite rappeler au gouvernement royal de ne pas engager de négociations bilatérales avec la Thaïlande sur les questions maritimes et de recourir directement aux mécanismes prévus par la CNUDM de 1982, sans attendre aucun accord de la partie thaïlandaise », a-t-il ajouté.
Samdech Techo Hun Sèn a également rappelé ses déclarations du 6 mai 2026, dans lesquelles il déconseillait la création d’arrangements bilatéraux alternatifs au MOU annulé. Tout en exprimant son regret face à la décision thaïlandaise de mettre fin à l’accord de 2001, il estime que cette situation constitue une opportunité de faire avancer le processus via les mécanismes internationaux.


Par C. Nika





