Le Cambodge exhorte la Thaïlande à répondre aux discussions sur le levé de la frontière
AKP Phnom Penh, le 31 janvier 2026 —
Le Secrétariat d’État aux affaires frontalières (SSBA) a annoncé le 31 janvier que la Thaïlande n’avait pas encore officiellement répondu à la demande du Cambodge visant à convoquer une réunion spéciale de la Commission mixte frontalière Cambodge-Thaïlande (JBC) et à reprendre les travaux conjoints de levé de la frontière.
Selon un communiqué de presse du SSBA, le Cambodge n’a reçu aucune réponse à sa note verbale datée du 13 janvier 2026, par laquelle il sollicitait le déploiement d’équipes conjointes de levé (Joint Survey Teams – JST) afin de poursuivre les opérations de levé et l’installation de bornes temporaires le long de segments frontaliers situés entre les bornes 42–47 et 52–59, ainsi que la restauration de 15 bornes frontalières convenues, conformément aux accords conclus lors de la Réunion spéciale de la JBC tenue à Chanthaburi en octobre 2025.
Afin d’accélérer les progrès, le Cambodge a adressé une nouvelle note verbale le 29 janvier, proposant la reprise des travaux de terrain du 9 au 13 février 2026, et suggérant la tenue de la 12ᵉ réunion du Groupe opérationnel ainsi que de la 5ᵉ réunion de la Sous-commission technique conjointe au cours de la deuxième semaine de février.
La partie cambodgienne a également vivement protesté contre les actions des forces militaires thaïlandaises, qui auraient procédé au défrichement et à la destruction de maisons et de biens appartenant à des citoyens cambodgiens dans les zones frontalières, qualifiant ces actes de violations du Mémorandum d’entente de 2000 et du Communiqué conjoint de la Réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) de décembre 2025.
Le Cambodge a réaffirmé son engagement à préserver la frontière internationale conformément au droit international et aux traités existants, soulignant qu’il ne reconnaîtra aucun changement frontalier résultant de l’usage de la force, et a appelé le public à faire confiance aux efforts du gouvernement royal pour protéger la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.

Par C. Nika





