L'Assemblée générale de l'ONU entame son débat général
AKP Phnom Penh, le 23 septembre 2026—
Le débat général de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies s'est ouvert mardi au siège de l'ONU à New York.
Khalilur Rahman, président de la 81e session de l'Assemblée générale, a présidé l'ouverture du débat. Celui-ci est cette année placé sous le thème ''Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies qui apportent des résultats pour tous".
Dans son discours d'ouverture, M. Rahman a souligné la nécessité de reconstruire la confiance.
''La confiance ne se donne pas. Elle doit être gagnée. Et nous pouvons gagner de la confiance, je crois, de trois manières : premièrement, en faisant preuve d'un réalisme sans concession quant à nos retards ; deuxièmement, en examinant en profondeur les réformes de l'ONU pour être plus efficaces ; et troisièmement, en rendant notre travail plus inclusif et en nous adressant à toutes les parties prenantes concernées, issues de toutes les composantes de notre société'', a-t-il déclaré.
M. Rahman a affirmé que les Etats membres de l'ONU auraient lors de cette session l'occasion de démontrer qu'ils avaient tiré des leçons de ce qui fonctionne, qu'ils étaient prêts à affronter ce qui ne fonctionne pas, et qu'ils pouvaient bâtir des Nations Unies capables non seulement de survivre au changement, mais aussi de le façonner.
''Pour saisir cette opportunité, nous devons être assez réalistes pour regarder en face des vérités difficiles, assez audacieux pour mener des réformes, et assez inclusifs pour réunir les bonnes personnes autour de la table. C'est ainsi, à mon sens, que nous renouvellerons la confiance envers notre organisation et que nous la préparerons pour l'avenir'', a-t-il ajouté.
Dans son rapport sur l'état du monde, présenté juste avant l'ouverture du débat, le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé à l'avènement d'un monde multipolaire en réseau, plutôt qu'un monde marqué par la fragmentation et les logiques transactionnelles.
''Nous nous dirigeons clairement vers un monde multipolaire. Et ce mouvement est irréversible. Mais la multipolarité peut prendre différentes formes'', a déclaré M. Guterres.
''Une des options qui s'offre à nous est un monde de fragmentation et de logiques transactionnelles. Un monde marqué par une montée des tensions et une méfiance croissante. Par des marchés fragmentés et des institutions affaiblies. Par un recul de la coopération et des calculs à somme nulle. A bien des égards, c'est la trajectoire que nous suivons aujourd'hui'', a-t-il ajouté.
''Mais il existe une autre voie : celle d'une multipolarité en réseau. Un monde fondé sur l'interdépendance et soutenu par un réseau dense de liens économiques, politiques, sociaux et technologiques ; un monde où coexistent de multiples centres d'influence au sein d'un cadre commun de droit international et de règles partagées'', a déclaré le Secrétaire général.
''Un tel monde peut nous aider à éviter les tendances hégémoniques, mais aussi ce que j'ai baptisé la 'Grande Fracture' : la division du monde en deux blocs rivaux dotés de systèmes économiques, technologiques et de sécurité distincts. Un monde en réseau reconnaît qu'aucune puissance ne peut résoudre seule les défis d'aujourd'hui'', a-t-il affirmé.
''Un monde multipolaire en réseau peut créer les conditions nécessaires à une résolution plus équilibrée et plus représentative des problèmes mondiaux. Mais cela nécessite un système multilatéral centré sur les Nations Unies qui soit lui-même équilibré et représentatif - des institutions solides et efficaces reflétant les réalités et l'évolution du poids relatif des pays et des économies dans le monde actuel, et non les rapports de force d'il y a 80 ans'', a souligné M. Guterres.
''Heureusement, nous ne partons pas de zéro. Nous disposons déjà d'une fondation contraignante, la Charte des Nations Unies, ainsi que des principes qui lui donnent vie : la primauté du droit international, le respect de la dignité humaine, et la quête de la justice sous toutes ses formes. Tels sont les piliers d'un exercice efficace, légitime et responsable du pouvoir au 21e siècle'', a-t-il conclu.

AKP-Xinhua





