Le Cambodge proteste contre les violations persistantes de sa souveraineté et de son intégrité territoriale par la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 28 août 2026 --
Le gouvernement royal du Cambodge (GRC) a une nouvelle fois vivement protesté contre les violations persistantes par la Thaïlande de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Cambodge le long de la frontière entre les deux pays.
Selon un communiqué de presse rendu public ce matin par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, les 22 et 24 août, les forces armées thaïlandaises ont envoyé des engins lourds sur le territoire cambodgien afin de construire une tranchée en terre dans la zone de Chouk Krous, village de Thmor Daun, commune de Kork Morn, district de Banteay Ampil, province d’Oddâr Meanchey.
Le GRC a indiqué que ces activités avaient eu lieu parallèlement à la visite non autorisée du Premier ministre thaïlandais dans la zone d’An Seh, dans la province cambodgienne de Preah Vihear, le 23 août.
Le gouvernement royal a fermement dénoncé ces activités, les qualifiant de violations manifestes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Cambodge, telles que définies et délimitées par les cartes à l’échelle 1:200 000 établies par les Commissions de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam, l’article 5 du Mémorandum d’entente (MOU) signé le 14 juin 2000, ainsi que le point I relatif aux mesures de désescalade de la Déclaration commune de la 3e réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) du 27 décembre 2025.
Le Cambodge a réaffirmé qu’il n’acceptait aucune ligne frontalière ni aucune revendication territoriale unilatéralement avancée par la Thaïlande. Il a également souligné que les activités concernées ne sauraient porter atteinte aux droits ni à la position juridiques du Royaume du Cambodge concernant sa frontière internationale.
Le gouvernement royal a exigé de la Thaïlande qu’elle cesse ces activités dans les zones susmentionnées ainsi que dans toute autre zone occupée illégalement par les forces armées thaïlandaises depuis l’année dernière.
Selon le Cambodge, ces mesures sont nécessaires pour désamorcer la situation, instaurer la confiance mutuelle, faciliter le règlement pacifique des différends et rétablir la paix, la stabilité et les relations de bon voisinage le long de la frontière entre les deux pays.
Le gouvernement royal a réaffirmé son engagement à régler tous les différends frontaliers avec la Thaïlande, comme avec l’ensemble de ses voisins, exclusivement par des moyens pacifiques, conformément au droit international et aux accords bilatéraux existants.
Dans le même temps, le Cambodge a réitéré sa position de principe selon laquelle les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force.


Par C. Nika





