L'OMS soutient la riposte du Kenya après un premier cas importé d'Ebola
AKP Phnom Penh,le 7 octobre 2026—
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré mardi qu'elle travaillait en étroite collaboration avec le gouvernement kényan pour intensifier les mesures de contrôle dans le pays après que le Kenya a confirmé son premier cas importé de maladie à virus Bundibugyo (MVB), chez un patient décédé lundi soir dans un hôpital de Nairobi.
Dans un communiqué publié à Nairobi, l'OMS a indiqué que le gouvernement kényan renforçait la coordination de la riposte et l'investigation des cas, tout en assurant le suivi et le recensement des contacts pour une surveillance accrue de la maladie.
Des dépistages aux points d'entrée à haut risque, une communication claire sur les risques et une implication des communautés sont au cœur des efforts de réponse, a précisé l'organisation.
Mohamed Janabi, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, a déclaré que le Kenya avait mis en place d'importantes mesures de contrôle de l'épidémie, et que la priorité était désormais d'agir rapidement pour détecter tout nouveau cas avant que le virus n'ait l'occasion de se propager.
"Nous soutenons les efforts en cours pour renforcer cette réponse. Grâce à une action rapide et coordonnée, nous pouvons empêcher le virus de s'implanter et stopper une éventuelle épidémie de plus grande ampleur", a affirmé M. Janabi.
Le ministre de la Santé Aden Duale a confirmé mardi le décès du patient, un ressortissant kényan qui résidait en République démocratique du Congo (RDC) depuis sept ans.
L'OMS et ses partenaires ont apporté un soutien au Kenya en organisant des exercices de simulation de lutte contre Ebola et en formant un groupe national de formateurs aux interventions rapides, selon le communiqué. Des unités d'isolement ont été désignées et évaluées dans 27 comtés à haut risque, des agents chargés de la prise en charge des cas ont été formés et les outils de surveillance d'Ebola ont été mis à jour.
L'agence sanitaire mondiale a également livré environ 1.000 tests de dépistage d'Ebola et 1.000 kits de protection individuelle aux comtés à haut risque.
Compte tenu des informations actuellement disponibles, l'OMS a déclaré qu'elle déconseillait toute restriction aux voyages à destination de la RDC, de l'Ouganda ou du Kenya, ou aux échanges commerciaux avec ces pays.
AKP-Xinhua





