Israël : 1.318 membres des forces de sécurité tués au cours de trois années de conflits (ministère de la Défense)
AKP Phnom Penh,le 5 octobre 2026—
Au total, 1.318 militaires, agents de sécurité et secouristes ont été tués depuis le début des conflits menés par Israël au Moyen-Orient il y a trois ans, a déclaré dimanche le ministère de la Défense israélien.
Celui-ci a publié ces chiffres à la veille du troisième anniversaire de l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, au cours de laquelle 251 personnes avaient été enlevées et environ 1.200 autres tuées. En riposte, Israël avait lancé une campagne militaire dans la bande de Gaza qui s'est depuis étendue à l'ensemble de la région.
Selon le ministère, ce bilan comprend des soldats, des policiers, des agents de la sécurité intérieure (Shin Bet), des agents pénitentiaires, des pompiers, des secouristes, des coordinateurs de sécurité locaux et des membres des équipes d'intervention d'urgence.
Ce décompte inclut les opérations militaires israéliennes menées depuis l'attaque du 7 octobre à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, en Syrie et en Irak, ainsi que ses opérations contre l'Iran et les forces houthies au Yémen.
Au cours de la même période, l'offensive militaire israélienne à Gaza a tué plus de 74.228 Palestiniens et en a blessé 175.188 autres, a déclaré samedi le ministère de la Santé gazaoui. L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a indiqué qu'environ 82% des structures - soit environ 200.000 bâtiments - à Gaza avaient été endommagées, dont les deux tiers détruites.
En septembre 2025, la Commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël a publié un rapport affirmant que l'Etat hébreu était en train de commettre un génocide contre les Palestiniens de la bande de Gaza et a appelé Israël à mettre immédiatement fin aux atrocités commises dans l'enclave palestinienne.
Au-delà de Gaza, le conflit s'est étendu à toute la région. Le ministère libanais de la Santé avait signalé en juin que le bilan cumulé des attaques israéliennes contre le Liban depuis le 2 mars s'élevait à 4.057 morts et 12.121 blessés.
En Iran, l'agence de presse officielle IRNA, citant des responsables iraniens, avait rapporté en avril que le bilan s'élevait à 3.468 morts, dont 1.460 civils, au cours de 40 jours de conflit contre Israël et les Etats-Unis.
En Cisjordanie occupée, les violences se sont également intensifiées. Selon les chiffres de l'ONU, 1.122 Palestiniens y ont été tués entre le 7 octobre 2023 et le 24 juillet 2026.
Les forces israéliennes ont de surcroît pénétré dans la zone tampon entre Israël et la Syrie à la suite de l'effondrement du gouvernement de Bachar el-Assad. Cette zone, une zone démilitarisée placée sous la surveillance de l'ONU et établie en vertu de l'accord de désengagement de 1974 entre Israël et la Syrie, est censée rester exempte de toute présence militaire.
En novembre 2024, la Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et du ministre de la Défense de l'époque, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, une décision qu'Israël a rejetée.
AKP-Xinhua




