Plus de 360 000 Cambodgiens directement touchés par les bombardements et tirs d’artillerie thaïlandais
AKP Phnom Penh, le 11 août 2026 --
Plus de 360 000 civils répartis dans 349 communes et villages cambodgiens ont été directement touchés par des frappes des forces armées thaïlandaises impliquant des munitions à sous-munitions, des bombardements aériens et des tirs d’artillerie conventionnelle, a indiqué un haut responsable cambodgien de l’action antimines.
H.E. Heng Ratana, Directeur général du Centre d’action contre les mines du Cambodge (CMAC), a indiqué que 91 411 familles, soit un total de 364 984 personnes, avaient subi les conséquences directes des attaques visant des zones civiles.
Il a rejeté les tentatives des autorités thaïlandaises de détourner la responsabilité et de modifier le récit des événements, affirmant que la Thaïlande cherchait à dissimuler ses actes et à discréditer les conclusions des enquêteurs des Nations Unies chargés des droits de l’homme, qui estiment à plus de 650 000 le nombre total de personnes déplacées.
Selon le CMAC, les équipes d’enquête ont achevé leurs évaluations dans 335 villages touchés, identifiant plus de 3 800 km2 de zones contaminées par des munitions non explosées (UXO) et des restes explosifs de guerre. Les chiffres officiels ne rendent toutefois pas pleinement compte de l’ampleur des déplacements, des dizaines de milliers d’habitants ayant fui leurs foyers par crainte des attaques, laissant derrière eux de vastes étendues de terres rendues dangereuses par les munitions non explosées.
Au-delà des pertes humaines, d’importantes destructions matérielles ont été constatées dans les régions touchées. Des temples khmers anciens, des habitations, des écoles, des hôpitaux, des monastères et des infrastructures ont subi de graves dommages à la suite de tirs d’artillerie, de l’utilisation de bombes à sous-munitions et de substances chimiques présumées.
Les autorités chargées de l’action contre les mines et les responsables locaux continuent d’appeler à la justice internationale et à un soutien accru pour décontaminer les zones affectées et venir en aide aux populations touchées.




Par C. Nika





