Le ministre de l’Information : les preuves matérielles des attaques armées parlent plus fort que les démentis
AKP Phnom Penh, le 7 août 2026 —
Le ministre cambodgien de l’Information, Neth Pheaktra, a déclaré que les preuves matérielles des attaques armées menées par l’armée thaïlandaise sur le territoire cambodgien demeuraient irréfutables et continuaient d’attester de la réalité du conflit, malgré les déclarations rejetant ou niant ces incidents.
Dans un autre message diffusé le 7 août sur son compte Facebook personnel, le ministre a affirmé que la vérité ne pouvait être effacée, les preuves tangibles des attaques parlant d’elles-mêmes.
Il a notamment évoqué les cratères laissés par les frappes aériennes menées par des chasseurs F-16 et Gripen, les restes de bombes à sous-munitions et d’autres munitions, les dégâts causés aux temples anciens du Cambodge, notamment le Temple de Preah Vihéar, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et le Temple de Ta Krabey, ainsi que les habitations et les biens civils détruits lors des attaques. Il a également cité les morts et les blessés parmi les civils comme autant d’éléments de preuve qui, selon lui, ne peuvent être effacés par de simples discours.
Selon Neth Pheaktra, des photographies et d’autres éléments de documentation attestent également du pillage des biens de civils cambodgiens, de l’installation de conteneurs et de barbelés, du blocage de routes ainsi que de tentatives de créer un fait accompli dans les zones contestées, autant d’éléments qui illustrent les conséquences du recours à la force armée.
Le ministre a souligné que, si les récits pouvaient être contestés, les preuves matérielles des destructions demeuraient. Les cratères de bombes, les bâtiments endommagés et le coût humain du conflit, a-t-il dit, ne peuvent être effacés par la propagande ou par des déclarations de dénégation.
Il a appelé à préserver, documenter, vérifier et présenter l’ensemble des preuves à la communauté internationale afin de protéger la vérité, de garantir la reddition de comptes et d’empêcher que le recours à la force ne serve à créer de nouvelles réalités sur le terrain au mépris du droit international.
Neth Pheaktra a conclu en affirmant que la vérité repose en définitive sur les preuves, se disant convaincu que la communauté internationale tirera ses propres conclusions à partir des faits présentés.




Par C. Nika





