Premier ministre : aucune plateforme numérique ne peut remplacer l'éthique, l'intégrité et le professionnalisme des fonctionnaires
AKP Phnom Penh, le 5 août 2026 --
Le Premier ministre du Royaume du Cambodge, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, a souligné mercredi qu'aucune plateforme numérique ne peut remplacer l'éthique, la transparence et le professionnalisme des fonctionnaires, affirmant que ces valeurs constituent le véritable fondement de la confiance du public.
S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture de la 23e session de la Coopération de l'ASEAN sur les questions de la fonction publique (ACCSM) et de la 8e session de l’ACCSM Plus Trois, organisées à Siem Reap sous le thème « L'innovation au service d'une meilleure prestation des services publics », le Premier ministre a déclaré que l'innovation devait s'appuyer sur des institutions solides et des ressources humaines compétentes.
Il a rappelé que les États membres de l'ASEAN se trouvaient à différents stades de développement, soulignant la nécessité de réduire les écarts de développement et de veiller à ce que chaque pays puisse adopter et exploiter les technologies émergentes, en particulier l'intelligence artificielle (IA), à un rythme adapté et durable.
Le chef du gouvernement cambodgien a insisté sur le fait que, quelle que soit l'évolution des technologies, celles-ci ne peuvent ni fonctionner ni progresser de manière autonome sans l'intervention de l'être humain. Selon lui, la transformation numérique doit aller de pair avec des investissements continus dans le capital humain, le développement du leadership et le renforcement de l'intégrité.
« L'innovation dans la gouvernance doit être portée par des institutions plus solides et un capital humain de qualité, plutôt que de reposer uniquement sur les outils numériques », a-t-il dit, ajoutant qu'aucune plateforme numérique ne saurait se substituer à l'éthique, à la transparence et au professionnalisme qui constituent les véritables fondements de la confiance des citoyens.


Article en khmer par Kong Sereyroth
Article en français par C. Nika





