La PM japonaise présente une déclaration au sujet du scandale de la vidéo diffamatoire, sous un feu de critiques concernant son déni et son retard à réagir
AKP Phnom Penh, le 23 juillet 2026
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a remis mercredi au Parlement une déclaration rédigée par son secrétaire, dans laquelle elle dément les allégations selon lesquelles son équipe de campagne aurait créé et diffusé des vidéos visant à discréditer des rivaux politiques, qui avaient suscité des critiques de la part des partis d'opposition et du public.
Dans la déclaration remise au président de la Commission du budget de la Chambre des représentants, le premier secrétaire de Mme Takaichi, rémunéré sur les deniers publics, a reconnu avoir participé à une brève réunion en ligne avec l'homme soupçonné d'avoir réalisé ces vidéos avant la course à la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD) de l'année dernière. Il a toutefois nié avoir demandé à cet homme de créer ou de diffuser des vidéos diffamatoires à l'encontre d'autres candidats.
Répondant aux allégations selon lesquelles il aurait envoyé des courriels pendant la campagne électorale pour la Chambre des représentants, commandé la production de vidéos diffamatoires et exprimé sa gratitude envers leur producteur, le secrétaire a déclaré : "Je n'ai trouvé aucune trace de cela, et je ne me souviens pas non plus d'un tel fait".
Akira Nagatsuma, député de l'Alliance centriste pour la réforme, a de nouveau exigé mercredi que le secrétaire concerné soit convoqué pour témoigner devant la Diète, le Parlement japonais.
Depuis mai, l'hebdomadaire japonais Shukan Bunshun a publié une série d'articles citant des courriels, des enregistrements audio et d'autres éléments de preuve, alléguant que l'équipe de campagne de Mme Takaichi aurait utilisé des technologies d'intelligence artificielle pour produire et diffuser un grand nombre de vidéos diffamatoires à l'encontre de candidats rivaux lors de la course à la présidence du PLD l'année dernière et des élections à la Chambre des représentants de cette année.
Le 22 juin, face aux questions des députés de l'opposition à la Diète, Mme Takaichi a répondu que son secrétaire remettrait une déclaration écrite au Parlement "dans les prochains jours".
Cependant, cette déclaration n'a été remise qu'environ un mois plus tard, peu avant la clôture de la session actuelle de la Diète, ce qui a suscité de nouvelles critiques selon lesquelles Mme Takaichi aurait délibérément retardé sa réponse afin d'échapper à ses responsabilités.
Ukeru Magosaki, ancien fonctionnaire du ministère japonais des Affaires étrangères, a estimé que l'aveu du secrétaire, selon lequel il avait tenu une réunion en ligne avec la personne concernée, contredisait les déclarations précédentes de Mme Takaichi devant la Diète, dans lesquelles elle niait tout lien entre les deux, ce qui a fait naître des soupçons quant à la véracité de ses déclarations.
L'ancien député Ichiro Ozawa a critiqué cette déclaration, qu'il a qualifiée de truffée d'expressions telles que "je ne sais pas", "je ne m'en souviens pas" et "il n'existe aucune trace de cela", soulignant que de telles explications sont peu crédibles et ne font qu'alimenter la méfiance du public. Il a demandé que le secrétaire soit convoqué pour témoigner devant le Parlement.
Dans les sections de commentaires des articles de presse consacrés à cette affaire, certains internautes japonais ont accusé Mme Takaichi de tenter de gagner du temps jusqu'à la fin de la session parlementaire afin de laisser l'affaire s'essouffler. Ils ont qualifié sa gestion de ce dossier d'hypocrite et de méprisable, certains réclamant même sa démission dans les plus brefs délais.
AKP-Xinhua





