Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco se réunit à Busan pour sa session annuelle
AKP Phnom Penh, le 20 juillet 2026–
Des milliers de délégués se sont rassemblés à Busan dimanche alors que le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a ouvert sa 48e session pour la première fois en Corée du Sud avec une cérémonie en présence du président Lee Jae Myung.
Près de 3.000 participants, venus de 196 Etats membres, d'organisations internationales et d'institutions non gouvernementales, prendront part aux séances de travail réparties sur dix jours au Centre des expositions et des conventions de Busan (BEXCO). La réunion se tient dans la deuxième plus grande ville de Corée du Sud, située sur la côte sud-est du pays.
Parmi les personnalités qui ont participé à la cérémonie figuraient le directeur général de l'Unesco, Khaled El-Enany, son sous-directeur général pour la culture, Nayef Al-Fayez, ainsi que le directeur du Centre du patrimoine mondial, Lazare Eloundou Assomo.
C'est la première fois que la Corée du Sud accueille cette réunion depuis qu'elle a rejoint, en 1998, la liste des Etats signataires de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel.
Dans son discours de félicitations, le président Lee a souligné que le patrimoine mondial n'était pas simplement un héritage du passé mais un symbole rassemblant l'humanité au-delà des frontières et jetant les bases de la paix et de la coopération.
«Le monde peut favoriser le respect mutuel à l'égard de l'histoire de chacun et consolider la confiance et la solidarité au sein de la communauté mondiale en cherchant à préserver et remémorer conjointement le patrimoine mondial», a déclaré Lee.
En soulignant l'émergence de la Corée du Sud comme une puissance culturelle dont les histoires touchent les publics mondiaux, il a ajouté : «Nous travaillerons avec la communauté internationale pour bâtir un futur plus pacifique et prospère avec l'Unesco.»
El-Enany a noté que la Corée du Sud a inscrit jusqu'à présent 17 sites au patrimoine mondial et que cela illustrait «la diversité de l'histoire coréenne».
En remerciant le gouvernement sud-coréen et la ville de Busan, il a déclaré que le comité œuvrerait au cours des 10 prochains jours à «redynamiser le monde à travers la force vivante de la culture».
La cérémonie d'ouverture a présenté une série de représentations incarnant le passé, le présent et le futur de la culture coréenne.
Les spectacles ont commencé avec la reconstitution d'un rituel traditionnel d'ouverture de la porte par des gardes royaux du palais de Gyeongbok, le principal palais de la dynastie Joseon (1392-1910), et des réinterprétations modernes de danses traditionnelles dont «ilmu», une danse de cour rituelle confucéenne qui était exécutée lors de cérémonies en l'honneur des ancêtres royaux, «taepyeongmu», une danse royale souhaitant la paix et la prospérité, et «ganggangsullae», une danse saisonnière exécutée en rond par des femmes sous la pleine lune.
La star de K-pop G-Dragon a souligné le rôle de l'art dans la préservation du patrimoine dans son discours prononcé en qualité d'ambassadeur honoraire de l'événement.
«Protéger le patrimoine ne consiste pas seulement à préserver le passé mais aussi à construire la paix pour l'avenir», a-t-il déclaré aux représentants. «Je suis convaincu que l'art peut également jouer un grand rôle en inspirant une action collective et en contribuant à changer le monde.»
Vêtu d'un costume blanc, il a exprimé sa volonté de contribuer aux efforts internationaux visant à protéger les sites du patrimoine mondial actuellement menacés par les guerres et le changement climatique.
Organe décisionnel de l'Unesco en matière de protection des biens culturels et naturels, le Comité se réunit une fois par an. Il examine notamment les dossiers de candidature des sites proposés pour une inscription sur la liste du patrimoine mondial, ainsi que l'état de conservation des biens déjà inscrits.
Cette 48e session sera présidée par Lee Byong-hyun, ancien représentant permanent de la Corée du Sud auprès de l'Unesco, conformément à l'usage qui veut que ce rôle revienne au pays hôte.
Les sessions plénières se dérouleront du 20 au 29 juillet. Le Comité examinera 30 propositions de sites pour de nouvelles inscriptions, ainsi que trois demandes d'extension ou de modification de sites déjà référencés.
La Corée du Sud a d'ailleurs proposé une modification des limites géographiques de son site inscrit en 2021 sous le nom de «Getbol, zones de marées coréennes», qui comprend actuellement quatre zones intertidales vaseuses de la côte sud-ouest, afin d'y ajouter quatre autres régions. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui conseille le Comité pour les biens naturels, a déjà recommandé l'approbation de cette extension, une recommandation qui devrait être suivie selon la pratique habituelle.

AKP-Yonhap





