Le Cambodge appelle à une délimitation urgente de la frontière après la mission d’observation de l’ASEAN
AKP Phnom Penh, le 17 mai 2026 —
Le Cambodge a réitéré la nécessité urgente pour la Commission mixte frontalière Cambodge-Thaïlande (JBC) de commencer les travaux de délimitation, à la suite d’une mission d’observation menée par l’Équipe d’observateurs de l’ASEAN (AOT) dans une zone frontalière contestée de la province de Banteay Meanchey.
Selon un communiqué de presse publié dimanche par la lieutenante-générale Maly Socheata, porte-parole du ministère de la Défense nationale, le Groupe de liaison cambodgien a coordonné la mission avec le chef de l’AOT le matin du 17 mai dans le village de Chouk Chey, commune de O’ Beichoan, district d’O’ Chrov.
Le communiqué indique que la zone a été affectée par des incursions de forces militaires thaïlandaises, notamment l’installation de clôtures de barbelés et de conteneurs, empêchant plusieurs familles cambodgiennes de regagner leurs foyers.
La mission visait à observer, vérifier et rendre compte de la situation sur le terrain, tout en évaluant la mise en œuvre des mesures prévues dans le Communiqué conjoint issu de l’accord de cessez-le-feu entre les deux pays.
Selon le ministère, la présence de l’AOT souligne la nécessité pour la JBC de lancer rapidement la délimitation de la frontière, conformément aux cadres bilatéraux existants et au Communiqué conjoint adopté lors de la 3ᵉ réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC) du 27 décembre 2025.
Le Cambodge a insisté sur le fait qu’une délimitation rapide est essentielle pour permettre aux civils déplacés de retourner chez eux en toute sécurité et dignité, sans entrave.
Le gouvernement royal et le ministère de la Défense nationale ont réaffirmé leur engagement à mettre pleinement en œuvre les accords pertinents, notamment la Déclaration conjointe du 26 octobre 2025 sur l’accord de paix entre le Cambodge et la Thaïlande.
Enfin, le communiqué souligne que le Cambodge reste engagé à soutenir le rétablissement rapide de la normalité, ainsi que la paix et la stabilité durables le long des zones frontalières.




Par C. Nika





