Le chef d’État p.i. soutient le recours à la CNUDM pour le différend maritime avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 06 mai 2026 --
Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, chef d’État p.i. du Cambodge, a exprimé son ferme soutien à la position du gouvernement royal visant à résoudre le différend maritime avec la Thaïlande par des mécanismes juridiques internationaux, après l’annulation unilatérale par Bangkok du Mémorandum d’entente de 2001 (MOU 2001).
Dans une déclaration publiée ce matin, Samdech Techo a estimé qu’aucun nouveau mécanisme bilatéral ne devait remplacer cet accord, appelant plutôt à recourir directement aux dispositifs prévus par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), permettant une résolution équitable avec la participation de tiers.
S’appuyant sur son expérience personnelle, il a rappelé son implication dans les négociations depuis la période 1989-1990 sous l’ancien Premier ministre thaïlandais Chatichai Choonhavan, ainsi que dans la signature du MOU 2001. Il a exprimé ses regrets face à la décision thaïlandaise de mettre fin à l’accord en invoquant un manque de progrès.
Il a également évoqué les causes possibles de cette lenteur, soulignant l’instabilité politique en Thaïlande depuis le coup d’État de 2006, qui a entraîné de fréquents changements de gouvernement, contrairement à la continuité observée du côté cambodgien.
Malgré cela, Samdech Techo a reconnu la volonté de dialogue des dirigeants thaïlandais successifs, rappelant notamment une rencontre en 2010 avec des responsables thaïlandais de haut niveau à sa résidence de Takhmao.
Réaffirmant la position du Cambodge, il a souligné que le recours aux mécanismes internationaux ne constituait pas une « internationalisation » du différend, ni une manœuvre stratégique, tout en rejetant l’idée de créer un nouveau cadre bilatéral.
Il a conclu en exprimant l’espoir que les deux pays puissent coopérer pour recourir à un mécanisme international approprié, conforme au droit international, afin de parvenir à une solution durable.

Par C. Nika





