Ministère des AE : Le retrait thaïlandais du mémorandum maritime compromet la coopération
AKP Phnom Penh, le 25 avril 2026 --
Le Cambodge a exprimé son profond regret face à la décision rapportée de la Thaïlande de se retirer du Mémorandum d’entente de 2001 (MOU-2001) relatif à la zone de revendications maritimes chevauchantes entre les deux pays.
Dans une déclaration datée du 24 avril, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que le Cambodge considérait cette initiative unilatérale comme un éloignement de l’esprit de coopération qui avait conduit à la signature de l’accord.
La réaction cambodgienne fait suite aux questions des médias concernant une récente décision du Conseil national de sécurité thaïlandais de se retirer de ce mémorandum portant sur les revendications superposées concernant le plateau continental entre le Cambodge et la Thaïlande.
Le porte-parole a rappelé que le Cambodge avait déjà exprimé, le 8 avril 2026, ses regrets face à une éventuelle décision unilatérale de la Thaïlande concernant cet accord.
Selon la déclaration, le MOU-2001 représentait bien plus qu’un simple arrangement technique. Il traduisait la volonté sincère et l’intérêt commun des deux pays de rechercher, de bonne foi, un cadre mutuellement acceptable pour l’exploitation conjointe des ressources dans la zone de revendications chevauchantes, tout en poursuivant la délimitation maritime conformément au droit international.
Le texte souligne également que l’accord incarnait la bonne volonté des deux nations pour établir une frontière maritime fondée sur l’amitié, la coopération et la prospérité partagée.
« Le retrait unilatéral de la Thaïlande du MOU-2001 constituerait un pas en arrière par rapport à l’esprit de coopération ayant présidé à la signature de ce document », a déclaré le porte-parole.
Le Cambodge a réaffirmé, pour sa part, son attachement constant à la lettre et à l’esprit du MOU-2001, ainsi qu’aux principes de bonne volonté et de bonne foi qui avaient guidé sa conclusion en 2001.



Par C. Nika





