Vice-PM Prak Sokhonn : Près de 4 000 familles déplacées toujours bloquées à cause de l’occupation militaire thaïlandaise
AKP Phnom Penh, le 16 janvier 2026 --
Environ 4 000 familles cambodgiennes déplacées sont toujours bloquées et ne peuvent regagner leurs foyers car les troupes thaïlandaises continuent d’occuper des zones civiles au Cambodge et d’en bloquer l’accès aux villages, a déclaré Prak Sokhonn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Dans un entretien exclusif accordé à Reuters, Prak Sokhonn a indiqué que les forces thaïlandaises maintenaient leur présence dans plusieurs zones civiles cambodgiennes et empêchent les habitants de retourner dans leurs villages en installant des barbelés et en utilisant des conteneurs comme barrières, des actions qui, selon lui, mettent en péril le cessez-le-feu entre les deux pays.
« La situation reste calme, mais certains risques persistent », a-t-il dit, tout en exprimant l’espoir que la Thaïlande s’engage pleinement à respecter le cessez-le-feu et à cesser toute action hostile.
A rappeler que du 7 au 27 décembre 2025, les forces armées thaïlandaises ont mené des opérations de grande envergure contre le Cambodge, perpétrant des attaques militaires préméditées et systématiques le long de la frontière internationalement reconnue. Ces opérations ont impliqué des incursions, des occupations et l'établissement d'un contrôle effectif sur des zones situées clairement en territoire cambodgien.
Parmi les localités touchées figurent les villages de Prey Chan et Chouk Chey, ainsi que Boeung Trakuon, dans la province de Banteay Meanchey ; O’ Phluk Damrei et le poste frontière international de Thmâr Da, dans la province de Pursat ; An Ses, Ta Thav et Phnom Troap, dans la province de Preah Vihear ; et O’ Smach, le Temple de Knar, le Temple de Ta Krabei, le Temple de Tamone Thom, Chub Angkunh et Chok Krous, dans la province d'Oddâr Meanchey.
Le gouvernement royal du Cambodge, le ministère de la Défense nationale et le Secrétariat aux Affaires frontalières ont réaffirmé à plusieurs reprises leur position ferme : le Cambodge ne reconnaît aucune modification de sa frontière résultant de l'usage de la force.
Le Cambodge maintient sa ferme volonté de protéger la frontière internationale khméro-thaïlandaise telle qu'hérité de la Commission de délimitation de la frontière entre l'Indochine et le Siam, dans le plein respect des principes du droit international, du principe d'intangibilité des frontières (Uti Possidetis Juris), des conventions et traités franco-siamois, des cartes et des procès-verbaux de la Commission de délimitation de la frontière entre l'Indochine et le Siam, ainsi que de tous les accords et documents pertinents mutuellement convenus.

Par C. Nika





