Porte-parole du gouvernement : Le Cambodge ne reconnaîtra aucune modification de la frontière par la force
AKP Phnom Penh, le 02 janvier 2026 --
Le Cambodge ne reconnaîtra aucune modification de sa frontière internationale résultant de l’usage de la force. Toute action s’écartant du consensus énoncé dans le Communiqué conjoint du 27 décembre 2025, ainsi que des accords antérieurs, constitue un acte illégal et une violation de l’accord de cessez-le-feu.
Cette position ferme a été réaffirmée ce matin par Pen Bona, chef de l’Unité des porte-parole du gouvernement royal, lors d’un point de presse.
Le porte-parole a souligné l’engagement indéfectible du gouvernement royal à préserver la frontière internationale entre le Cambodge et la Thaïlande, telle qu’elle a été établie par la Commission de délimitation de la frontière entre l’Indochine et le Siam, dans le plein respect du droit international. Cela inclut le respect du principe de l'intangibilité des frontières (uti possidetis juris), des conventions et traités franco-siamois, des cartes et des procès-verbaux de la Commission de délimitation de la frontière entre l'Indochine et le Siam, ainsi que de tous les accords et documents pertinents mutuellement convenus par les deux parties.
Il a également fait référence au point 3 du Communiqué conjoint de la 3e Réunion spéciale du Comité général des frontières (GBC), adoptée et signée par le Cambodge et la Thaïlande le 27 décembre 2025, qui stipule :
« Les deux parties conviennent que toutes les dispositions prises dans le cadre du présent Communiqué conjoint sont sans préjudice de la démarcation de la frontière et de la frontière internationale entre les deux pays. Les deux parties conviennent de saisir la Commission mixte frontalière afin de reprendre, dans les meilleurs délais, les travaux de levés topographiques et de démarcation, conformément aux accords existants entre les deux pays, en vue de parvenir à une paix durable le long de la frontière. Les deux parties conviennent d'utiliser les mécanismes existants de la Commission mixte frontalière pour assurer la sûreté et la sécurité de l'équipe conjointe de levés topographiques sur le terrain, notamment en la protégeant des mines terrestres. Les deux parties conviennent que la Commission mixte frontalière accordera la priorité absolue aux travaux immédiats de levés topographiques et de démarcation dans les zones frontalières concernées où résident des civils. »

Par C. Nika





