Porte-parole de la Défense : Des coups de feu entendus du côté thaïlandais contredisent les informations des médias thaïlandais
AKP Phnom Penh, le 25 septembre 2025 -- Le lieutenant-général Maly Socheata, porte-parole du ministère de la Défense nationale du Royaume du Cambodge, a confirmé que des coups de feu supplémentaires ont été entendus du côté thaïlandais cet après-midi, selon les forces cambodgiennes stationnées le long de la ligne de front.
D’après sa déclaration, les incidents se sont déroulés comme suit :
- 11h25 : Un coup de feu entendu du côté thaïlandais, en face de Chub Tapri.
- 16h48 : Trois coups de feu entendus du côté thaïlandais, dans la région d’An Ses.
- 16h48-17h : Environ 25 à 30 coups de feu entendus du côté thaïlandais, en face de Prolean Thmâr, Bos Sbov et Choam Tè.
Des coups de feu avaient également été signalés plus tôt dans la matinée, à 2h57, 5h, 6h et 7h. Ces informations contrastent avec les affirmations publiées sur le site Internet officiel de l'Armée royale thaïlandaise et dans certains médias thaïlandais, selon lesquelles les forces cambodgiennes auraient provoqué des « troubles toute la nuit dans la zone militaire 2 », notamment des tirs, des explosions, des approches de la zone de barbelés et des tirs visant à estimer la distance.
« Les forces cambodgiennes n'ont lancé aucune provocation ni mené d'actions violant l'accord de cessez-le-feu, contrairement aux allégations de la partie thaïlandaise », a réaffirmé le lieutenant-général Maly Socheata.
Elle a réitéré le ferme engagement des forces armées cambodgiennes à respecter et à mettre en œuvre l'accord de cessez-le-feu avec la Thaïlande, affirmant leur ferme détermination à coopérer à tous les niveaux.
La porte-parole a aussi souligné que le Cambodge avait toujours maintenu un dialogue constructif, notamment par l'intermédiaire des équipes de communication de première ligne Cambodge-Thaïlande, qui continuent d'échanger régulièrement des informations et des clarifications afin d'éviter les malentendus et les tensions inutiles.

Par C. Nika





