Le recours à la violence par les forces militaires thaïlandaises contre des civils cambodgiens constitue une grave violation des droits humains, déclare le CHRC
AKP Phnom Penh, le 18 septembre 2025 --
Le Comité cambodgien des droits de l'homme (CHRC) a rendu public ce matin une déclaration concernant les récentes provocations de la partie thaïlandaise, soulignant que « le recours à la violence par les forces militaires thaïlandaises contre des civils cambodgiens constitue une grave violation des droits humains ».
Dans la déclaration, le CHRC a exprimé sa profonde préoccupation et condamné avec la plus grande fermeté les actes commis par les forces paramilitaires et les gardes-frontières thaïlandais. Le 17 septembre 2025, ces derniers ont déployé des barbelés, lancé des gaz lacrymogènes et utilisé des lance-pierres contre des civils cambodgiens au village de Prey Chan, commune d'O' Beichoan, district d'O' Chrov, province de Banteay Meanchey, blessant des citoyens cambodgiens, dont des bonzes.
Ces actes de provocation constituent une grave violation du Mémorandum d’entente de 2000, de l'accord de cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande du 28 juillet 2025, du procès-verbal en 13 points de la réunion extraordinaire du Comité général des frontières (GBC) du 7 août 2025 et de la première réunion spéciale du Comité général des affaires frontalières du 10 septembre 2025, a dit la déclaration, ajoutant que les actes illégaux des forces armées thaïlandaises ont porté gravement atteinte aux droits et libertés fondamentales du peuple cambodgien, protégés par la Charte de l’ONU, la Charte de l'ASEAN, le droit international humanitaire et, surtout, le droit international des droits de l'homme, auquel la Thaïlande est partie.
« Le Cambodge a toujours adhéré fermement au règlement pacifique des différends et aux mécanismes diplomatiques. En tant que membre de l’ONU, le Cambodge est toujours convaincu que le dialogue, le respect mutuel et le respect du droit international constituent les moyens les plus efficaces de préserver la stabilité, la sécurité et le développement », a souligné le CHRC.
Le CHRC a exhorté le gouvernement royal et les forces armées thaïlandais à cesser immédiatement tout acte portant atteinte à la souveraineté du Cambodge et aux droits et libertés du peuple cambodgien, et à respecter scrupuleusement leurs obligations en vertu du droit international et régional. Le Comité a également appelé à un règlement pacifique de cette question par le biais de mécanismes diplomatiques et des instruments régionaux et internationaux pertinents, conformément à l'esprit de la Charte de l'ASEAN et de la Charte de l’ONU.
Par ailleurs, le CHRC a appelé la communauté internationale à intervenir et à exhorter la Thaïlande à respecter le droit régional et international, et à soutenir la libération immédiate et inconditionnelle des 18 soldats cambodgiens actuellement détenus par l'armée thaïlandaise.
Par C. Nika





