Loi martiale : le procureur spécial tente de nouveau de convoquer Yoon
AKP Phnom Penh, le 16 juillet 2025—
L'équipe du procureur spécial chargé d'enquêter sur l'imposition éphémère de la loi martiale le 3 décembre 2024 par l'ancien président destitué Yoon Suk Yeol, tente ce mercredi pour la troisième fois de faire en sorte qu'il se présente devant elle pour un interrogatoire, alors que les deux tentatives précédentes ont échoué, Yoon ayant refusé à chaque fois de coopérer.
L'équipe a demandé la veille au centre de détention de Séoul situé à Uiwang, dans la province du Gyeonggi, juste au sud de la capitale, de faire venir Yoon jusque dans la salle d'interrogatoire au Bureau des hauts procureurs de Séoul ce mercredi. C'est dans ce centre que l'ancien président est détenu depuis sa deuxième arrestation, jeudi dernier, pour de possibles crimes liés à sa tentative d'imposer la loi martiale.
Il a déjà ignoré plusieurs convocations pour des interrogatoires et a résisté aux dernières tentatives des enquêteurs lundi et mardi, prétextant à chaque fois que son état de santé ne le permettait pas. Ses refus continus ont donné lieu à des spéculations selon lesquelles le procureur spécial pourrait finalement procéder à son inculpation, sans l'interroger ni prolonger sa détention pour les besoins de l'enquête. Répondant mardi à une question sur cette éventualité, la procureure spéciale adjointe Park Ji-young a indiqué que «c'est une des différentes options que nous envisageons.»
Les avocats de Yoon reprochent aux enquêteurs d'insister pour que Yoon se rende dans leurs bureaux, alors qu'il pourrait tout aussi bien, selon eux, être interrogé au centre de détention. Ils ont qualifié cela de «simple tentative d'humilier publiquement un ancien président». L'équipe a répondu que faire venir un suspect arrêté pour l'entendre est «complètement naturel» en vertu du système de justice pénale.
Yoon pourrait être accusé de cinq chefs d'accusation, dont notamment des infractions liées au fait qu'il aurait appelé uniquement quelques ministres parmi ceux qui lui étaient les plus fidèles pour la réunion du cabinet qui devait se tenir obligatoirement avant sa proclamation de la loi martiale, le soir du 3 décembre.
Il est également suspecté d'avoir créé un faux document de déclaration de la loi martiale après le 3 décembre pour ajouter de la légitimité à ses actions et l'aurait fait signer par le Premier ministre Han Duck-soo de l'époque et le ministre de la Défense d'alors Kim Yong-hyun avant de le détruire.


AKP-Yonhap



