Le vice-PM Sâr Kheng appelle au redoublement d'efforts pour lutter contre la criminalité transfrontalière
AKP Phnom Penh, le 27 mars 2025 --
Le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur a souligné la persistance de la criminalité transfrontalière qui touche le Cambodge, victime de la traite des êtres humains, et a appelé à davantage de mesures de lutte.
Aphi Santepundit Sâr Sokha, aussi président du Comité national de lutte contre la traite des êtres humains, a lancé cet appel lors de la présentation, le 27 mars, au ministère, du rapport national sur la lutte contre la traite des êtres humains en 2024 et de la définition d'un plan de travail pour mieux lutter contre ces crimes.
Le Cambodge continue d'être menacé par la criminalité transfrontalière, notamment le trafic d'êtres humains, le trafic de drogue et les escroqueries en ligne, qui causent des préjudices physiques, mentaux, financiers et sexuels à des innocents, jeunes et vieux, hommes et femmes, a dit le vice-Premier ministre.
Il a ajouté que les autorités cambodgiennes compétentes travaillent d'arrache-pied pour prendre des mesures nécessaires, en étroite collaboration avec les ambassades et les représentations des pays concernés.
En outre, le Cambodge devra redoubler d'efforts pour lutter contre la criminalité et protéger les Cambodgiens et les étrangers présents sur son territoire.
Selon le rapport de Mme Chou Bun Eng, secrétaire d'Etat à l'Intérieur et vice-présidente permanente du Comité national de lutte contre la traite des êtres humains, le Cambodge est intervenu dans 197 cas de traite d'êtres humains et d'exploitation sexuelle en 2024 (soit une augmentation d'environ 20% par rapport à 2023).
Les autorités ont aidé 523 victimes et arrêté 273 suspects, dont 30 étrangers, qui sont actuellement traduits en justice.
Le Cambodge a notamment aidé 230 victimes mineures (soit une augmentation d'environ 44% par rapport à l'année précédente) dans des affaires de traite d'enfants ou d'exploitation sexuelle.


Article en khmer par Chan Sophoeun
Article en français par C. Nika




