Près de 4 milliards de m3 réservés pour la saison sèche
AKP Phnom Penh, le 1er mars 2025 --
Le Cambodge a réservé près de 4 milliards de m3 d'eau à utiliser pendant la saison sèche, selon le ministre des Ressources en eau et de la Météorologie, Thor Chetha.
S'exprimant lors d'un forum médiatique sur la gestion des ressources en eau et les systèmes d'irrigation du Cambodge, organisé par le Club des journalistes cambodgiens (CCJ) et le ministère des Ressources en eau et de la Météorologie, tenu ce matin à Phnom Penh, le ministre Thor Chetha a souligné les efforts continus du pays pour améliorer la sécurité hydrique.
Il a affirmé l’engagement du gouvernement royal à accroître davantage les réserves d'eau grâce à la construction de nouveaux réservoirs, à l'entretien des infrastructures existantes et à la modernisation des systèmes d'irrigation.
Le ministre a, en outre, mis l’accent sur l'objectif à long terme du ministère de transformer les réseaux d'irrigation du Cambodge en un système moderne et efficace qui assure une distribution fiable de l'eau, en particulier pour l'agriculture.
« Ce processus prendra des années et nécessitera des investissements importants, mais nous devons le faire car l'eau est essentielle au développement national », a-t-il dit.
Il a également noté la demande croissante en eau au-delà de l'agriculture, en particulier dans le secteur industriel, qui se développe rapidement et nécessite un approvisionnement en eau important.
Le ministre Thor Chetha a exhorté les autorités et les communautés à restaurer et à préserver les réservoirs, les lacs et les sites de stockage d'eau, dont beaucoup se sont asséchés.
Actuellement, le Cambodge compte environ 4 millions d’hectares de terres agricoles, mais seulement 2 millions d’hectares ont accès à l’irrigation.
Compte tenu de ces limitations, le ministre a conseillé aux agriculteurs qui cultivent du riz pendant la saison sèche d’être prudents et d’éviter les plantations excessives, en particulier dans les zones éloignées des sources d’eau, afin d’éviter les pertes potentielles dues aux pénuries d’eau.



Par C. Nika



