Le ministère de la Justice répond aux critiques de l'interdiction de la négation du génocide des Khmers rouges
AKP Phnom Penh, le 20 février 2025 --
Le ministère cambodgien de la Justice a rendu public mardi une déclaration en réponse à une critique à l’encontre de l'adoption récente par le Cambodge de la loi contre la non-reconnaissance des crimes commis pendant la période du Kampuchéa démocratique (régime des Khmers rouges).
La déclaration a été diffusée à la suite d'une critique d'un commentateur de presse anglophone, David Hutt, affirmant que la loi constitue une restriction de la liberté d'expression.
La déclaration explique que, grâce à une enquête approfondie, les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC), établies conjointement par le Cambodge et les Nations Unies, ont constaté des crimes très graves commis pendant la période des Khmers rouges d'avril 1975 à janvier 1979.
Les actes criminels graves comprennent le génocide, les crimes contre l'humanité et les violations graves du droit international humanitaire, à savoir les Conventions de Genève de 1949.
Dans cet esprit, ajoute la déclaration, le déni des crimes n'est pas un acte de liberté d'expression mais un rejet des conclusions des CETC et du droit international humanitaire.
C'est également une insulte à ceux qui ont perdu la vie pendant cette période sombre qui peut continuer à traumatiser les familles des victimes du génocide.
Les détracteurs de la loi cambodgienne interdisant la négation du génocide des Khmers rouges devraient faire encore des recherches, car il existe des pays dans le monde, dont pas moins de 17 en Europe, qui ont beaucoup souffert de la Seconde Guerre mondiale et ont adopté des lois similaires prévoyant des sanctions encore plus sévères.
Pour le Cambodge, poursuit la déclaration, l'approbation d'une telle loi démontre la ferme détermination du pays à empêcher la répétition des actes génocidaires.

Les députés présents votent pour le projet de loi contre la non-reconnaissance des crimes commis pendant la période du Kampuchéa démocratique, lors de la 3e session de l'Assemblée nationale de la 7e législature, le 18 février 2025
Par C. Nika


